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Infobésité: 3 stratégies (atypiques) pour Cesser de faire 8 Projets à la fois


C’est l’histoire d’un type qui est entouré d’entrepreneurs.

Appelons-le J.

J est lui-même un entrepreneur. 

  • Chaque jour qui passe il reçoit des messages de clients qui lui recommandent des livres.
  • Chaque jour qui passe, ses amis entrepreneurs lui recommandent de faire ceci, de faire cela, de tester cette méthode.

En écoutant toutes ces recommandations, J est excité. Il se met au travail et applique le conseil de Marc. Puis il rencontre Marine.

Marine lui recommande une autre méthode. Pas totalement contradictoire, mais un peu différente que la version de Marc.


J se met au travail en essayant de faire concorder les deux méthodes.


Dans son quotidien, J lit beaucoup. Il se tient informé des changements qui se passent dans sa thématique. Il regarde comment acquérir de nouveaux clients. Il discute avec les autres entrepreneurs qui sont dans sa thématique.


  • Certains marketeurs prônent de mettre un quiz sur la page d’accueil.
  • D’autres expliquent qu’il faut plutôt mettre un seul guide à télécharger.
  • D’autres recommandent de « split-tester » des audiences sur Facebook…


J reçoit plusieurs newsletters lui indiquant ce qu’il faut faire pour faire mieux. Pour être plus stratégique.


Petit à petit, J perd son fil rouge.
Son excitation se transforme en doute.
Il devient impatient et impulsif. Et avec l’impatience, les erreurs arrivent.


L'histoire de J, c’est mon histoire.


L’histoire de Julien l’Organisologue qui se retrouve plongé dans un nouvel environnement et qui a beaucoup plus de temps pour penser, réfléchir, tester qu’il y a quelques années.


Problème de riche que d’avoir trop de temps de me direz-vous? Pas si sûr…


Et dans cet article, je vais partager avec vous le problème, les fausses solutions et ma solution pour gérer la surcharge informationnelle.


Car vous comme moi, vous êtes soumis à cette quantité phénoménale d’information qui peut avoir des effets négatifs insoupçonnés.


Qu’est-ce qui m’a poussé à écrire sur le sujet de l’infobésité?


Deux déclencheurs:


Le premier, c’est ma ​surcharge d'information actuelle.


Tous les jours je rencontre des gens super qui ont de l’expérience et qui veulent m’aider. Mais face à leur recommandation, je me sentais déboussolé. 

Tout me semblait super intéressant à tester. Mais je me retrouvais paralysé. Tel un hérisson, en pleine nuit, qui se retrouve face aux phares d’une voiture. Sauf que pour le coup, la quantité d’information remplace les phares de la voiture (et je ne suis pas un hérisson).


Le deuxième élément: Aylce, une lectrice qui s’est perdue dans l’information disponible sur mon blog. 

surcharge informationnelle


Ainsi cet article vous permettra également de connaître les recommandations que je donne aux personnes qui arrivent ici pour la première fois. Car cela fait des années que j’écris… et vouloir tout consulter est inutile.

Ce n’est pas la première fois que je me retrouve dans cette situation, sauf que cette fois, je partage avec vous mes 3 stratégies pour retrouver une forme de sérénité face à l’inconnu. Commençons par le problème: 



Une technologie envahissante qui invite la surcharge informationnelle

Je me souviens de la bibliothèque de mon collège. Un petit espace dans lequel je me rendais pour y emprunter des livres. J’ai toujours aimé lire.

J’adorais comprendre les pyramides et la mythologie. Je me souviens parfois de la bibliothécaire qui me disait « Ah désolé, on n’a pas ce livre » ou « ce livre est déjà emprunté ».

En gros, elle me disait « l’information que tu cherches n’est pas disponible ».

Plusieurs années plus tard, les smartphones ont colonisé les poches de nos jeans et ensuite la 4G a débarqué. Je crois que c’est vraiment à partir de ce moment (la démocratisation de la 4G) que l’information a commencé à poser un sérieux problème.

Aujourd’hui, l’information ne manque jamais. Si la bibliothèque ne possède pas le livre que je souhaite, je vais chercher sur Google. Si je ne trouve pas l’information, alors je commande sur Amazon et quelques jours (heures?) plus tard, l’information vient à moi.

Mais parfois, l’information s’insère dans mon quotidien parfois sans me demander ma permission. Je suis dans un bus, je regarde la télévision et je vois que « 4 personnes ont découpé un type et l’on mit dans un congélateur ».

Et le pire dans tout ceci? Mon cerveau adore ça (pas les types découpés, mais la nouvelle information). Ça lui permet de réduire l’inconnu qui règne autour de lui. Ça lui permet de croire qu’il peut prédire quelque chose. Ça le rassure.


Mais ce n’est pas parce que mon cerveau adore quelque chose que c’est bon pour lui. La preuve? 

Et avec l’infobésité, la naissance du doute.


You are what you eat (vous êtes ce que vous mangez). C’est juste? En tout cas, c’est difficile à remettre en question. Si vous doutez de cette affirmation, rendez-vous dans un Burgerking / Macdo et observez la proportion d’obèses.


La nourriture est l’un des éléments qui changent profondément qui nous sommes. Et d’une manière générale… tout ce qu’on laisse entrer en nous peut sérieusement nous changer. 

  • L’eau que l’on boit…
  • L’air que l’on respire…
  • Et l’information. 

L’information a bien plus d’impact sur qui nous sommes que ce l’on veut bien croire.

  • Souvenez-vous d’une citation qui vous a frappé.
  • Souvenez-vous d’une histoire qui vous a émue.
  • Souvenez-vous d’une conférence qui vous a marqué.
  • Souvenez-vous d’un livre qui a changé votre vie.


Cela ne signifie pas que ce même livre changera quiconque le lit… car nous sommes tous différents. Et beaucoup d’éléments vont faire qu’une information déclenchera une réaction ou non…


Ce que je tiens à vous transmettre ici c’est que l’information à la capacité de modifier notre équilibre mental. Pour le mieux comme pour le pire.


(Et même l’absence d’information peut nous faire changer: que se passe-t-il si votre conjoint / conjointe cesse de vous écrire du jour au lendemain?)


  • À votre avis, à quoi peut bien servir le fait de rationaliser un comportement?
  • Le fait de justifier une idée?
  • Le fait d’être dans le déni?
  • Le fait de ne pas chercher à comprendre une théorie?


Cela sert à protéger notre équilibre interne. 

  • Pourquoi on n’écoute pas?
  • Pourquoi on met la faute sur les autres?


Parce que si on écoutait attentivement en cherchant à comprendre, on prendrait bien plus souvent le risque de changer d’avis.


Et mettre la faute sur les autres est un autre moyen de conserver cet équilibre MENTAL qui nous permet d’être qui nous sommes. Je vois cela comme un acte de préservation mentale. Et je ne suis pas le seul, si le sujet vous intéresse, tournez-vous vers l’approche systémique et les travaux réalisés dans l’école de Palo Alto.


Tout ça pour dire que la recherche de l’équilibre (l’homéostasie) n’est pas uniquement relationnel, financière, comportemental… mais également MENTALE.


Et une seule information peut totalement changer le comportement des gens. Une seule information peut semer le doute. Une seule information peut semer le chaos dans l’esprit des gens.


Sachant cela, imaginez ce qu'il se passe lorsqu'on soumet une personne à beaucoup trop d'information...


Comment avoir les avantages de l’information à notre disposition tout en réduisant les désavantages de celle-ci?

Car en tant qu’entrepreneurs, des idées ont en a beaucoup. Et résoudre des problèmes on adore ça. Mais comment éviter de se perdre?

  • Comment éviter la surcharge informationnelle?
  • L’infobésité qui fait douter?
  • Le trop-plein d’information qui paralyse plutôt que de mettre en confiance? 


3 Stratégies (atypiques) pour agir contre l’infobésité


Avant d’aborder ma solution à l’infobésité, je résume le problème auquel j’étais confronté (et la fausse solution logique qui m’éloignait de la solution):


J’étais soumis à trop de « bonnes » idées à tester au point de m’éparpiller et de faire du surplace.

Pour m’aider à faire le choix dans ces idées, je consultais de l’information qui allait me donner encore plus d’idées et donc… augmenter cette sensation de ne plus savoir quoi faire.


C’est ce que je nomme la fausse solution: consulter tout type d’information pour savoir comment gérer mon problème d’information. Faire plus de la même chose.


Alors, comment faire pour gérer la surcharge informationnelle?


C'est ce que vous allez découvrir:

Stratégie N°1. Je vais pouvoir tester beaucoup (plus) d’idées si j’en teste une seule à la fois.


Tel un contrôleur aérien qui a comme objectif de faire atterrir des avions. Chaque avion mérite son attention, mais celui qui a TOUTE son attention, est l’avion qui est en train d’effectuer sa descente pour se poser sur le tarmac.


Basta.


Il a une liste des autres avions qui vont devoir atterrir dans la journée… ou dans la semaine, mais l’avion sur lequel je me concentre, est l’avion qui est en train d’atterrir MAINTENANT.


Et je pense qu’en tant que passager d’avion, vous serez apaisé de savoir que votre contrôleur aérien travaille ainsi.


Donc, le contrôleur aérien ne va pas chercher à faire poser tous les avions en même temps. Il ne va pas (non plus) se renseigner sur une meilleure méthode de travail... PENDANT qu'un avion se pose.

Il ne va pas regarder si les autres avions sont dans la bonne direction…
Il va faire confiance à une procédure qui a fait ses preuves.


Les athlètes utilisent souvent le terme « trust the process » pour ce genre de lâcher-prise.

Car parfois les résultats n’arrivent pas. Mais le simple fait de « trust the process » fait du bien.


Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas une meilleure méthode quelque part.


Probablement qu’une meilleure méthode existe.

Mais le fait de chercher une meilleure méthode m’éloigne de l’exécution d’une méthode. Et le fait d’appliquer une méthode moyenne d’une manière très performante, dès ce soir, me permet d’avancer plus rapidement que le fait de chercher indéfiniment une méthode parfaite que je ne vais peut-être jamais pouvoir appliquer.


DE PLUS, je crois profondément qu’il est bien plus intéressant de se dire « je prévois de faire ceci pendant XXX temps pour atteindre ces résultats » et de vérifier si cette méthode fonctionne dans notre contexte… que de faire du ZIGZAG intempestif d’idées.


En testant une idée, on s’allège l’esprit. Soit l’idée fonctionne et elle vient remplacer une précédente pratique, soit elle ne fonctionne pas, et on peut définitivement la mettre dans la liste des trucs essayés qui n’ont pas fonctionné.


Et je crois qu’il faut replacer la valeur d’une idée (proche de zéro) VS la valeur de l'exécution d'une idée (milliards) dans le contexte.


Ça, c’était la première solution pour gérer la surcharge informationnelle que je rencontre dans mon quotidien d’entrepreneur.


Voici la deuxième:



Stratégie N°2. Embrasser les contraintes


Une deuxième solution est de réduire le temps d’exposition à l’information. Cela réduit la recherche compulsive d’information et surtout… cela permet de se demander « de quoi ai-je besoin pour réaliser cet objectif? »



Comment réduire le temps d’exposition à l’information?


Pour ma part j’ai deux pratiques:

Pratique N°1. définir les moments où je vais avoir accès à l’information via internet.

En gros je définis des moments où je peux consulter internet et des moments où je ne peux pas. Je pratique le jeune intermittent informationnel. C’est-à-dire qu’avant midi, je ne consulte pas internet.

Pour votre information, je vais prochainement commencer un nouveau défi, inspiré du minimalisme digital (c’est Cal Newport qui m’a inspiré pour le coup). Et l’idée est d’avoir accès à internet 1h par jour durant 30 jours.

Si vous souhaitez savoir comment cela va se dérouler, inscrivez-vous à ma newsletter (seulement si vous pensez que je mérite votre attention).

Ce qui nous amène à la deuxième pratique...

Pratique N°2. faire le point sur ceux qui ont accès à votre attention.

En gros, quelles sont les newsletters, les groupes Facebook, les abonnements papier, etc. à qui vous avez donné votre autorisation il y a un moment, qui ne mérite plus votre attention?

Cela ne veut pas dire que la newsletter en question est de moins bonne qualité (c’est possible certes), mais cela peut aussi dire que vous avez trouvé la solution que vous cherchiez à l’époque.

Quand une personne se désinscrit à ma newsletter, je lui demande pourquoi.

Et vous savez quoi? J’ai souvent des réponses… alors parfois c’est parce que la personne s’est inscrite à tous mes guides à la fois (je parle de cette erreur plus bas) et elle reçoit trop d’emails.

Mais parfois, certaines personnes me disent « l’organisation n’a plus de secret pour moi ». Et je trouve ça plutôt flatteur 😉

Répondez à la question suivante:

Quelles sont les personnes qui ont accès à votre attention, et est-ce toujours d’actualité?

Si ce n’est pas le cas, coupez l’accès à votre attention.

Rien ne vous empêche de stocker le nom des personnes qui ne vous intéresse plus dans une liste de personnes spécialisées dans un domaine. Mais il n’y a pas que les gens que vous pouvez stocker dans des listes. Il y a aussi ceci:


Stratégie N°3. Stockez les bonnes idées pour un jour peut-être

Stockez l'information


Lorsque vous discutez avec des gens qui ont de bonnes idées, stockez-les dans un endroit où vous pourrez venir les rechercher quand vous testerez une nouvelle méthode. Une nouvelle pratique.

J’utilise pour ma part l’application Bear. J’ai une liste « outil marketing » une liste « livres à lire », etc. Lorsqu’une personne me recommande un livre, une méthode ou un outil à tester, je le note dans une liste.


Concernant l'infobésité, je terminerais avec un seul point:

Nassim Nicholas Taleb explique qu’il est facile de ne percevoir uniquement les recommandations des personnes qui ont réussi.

Par exemple, si Roger Federer vous dit « Faites ceci et faites cela pour devenir le meilleur joueur de Tennis » vous aurez tendance à vous dire « si le joueur N°1 du Tennis me recommande de faire ceci ou de faire cela… alors je vais le suivre ».

Mais Nassim explique qu’il y a une multitude d’autres acteurs qui ont appliqué ces mêmes conseils. Mais cela n’a pas fonctionné pour eux. Et parce que cela n’a pas fonctionné pour eux… on ne va pas vraiment leur demander leur point de vue… après tout, ce sont des inconnus.

Qu’est-ce que cela signifie pour vous?

  1. Définissez le résultat à atteindre.
  2. Définissez les étapes (ici vous trouverez des questions pour vous guider dans la création de votre plan d’action, ici vous trouverez la méthode PDCA que j’ai utilisée pour améliorer une partie de mon site). 
  3. Définissez une durée d’expérimentation. Puis testez (à la fois) une idée, une méthode, une stratégie.
  4. Testez.

Gardez à l’esprit que c’est provisoire et que vous POURREZ expérimenter beaucoup plus d’idées si vous êtes rigoureux dans votre méthodologie.

Cette simple idée devrait vous faire du bien à vos neurones et vous apaiser.

Que faire si vous êtes nouveau sur Organisologie.com?


Vous avez compris qu’il est important de mieux s’organiser… d’ailleurs si vous m’avez trouvé via internet, vous avez tapé des requêtes sur Google qui prouvent que vous êtes conscient de l’importance de mieux s’organiser.

Maintenant…

Replaçons ce blog dans un contexte plus large.

Premièrement, cela fait des années que j’écris.
Deuxièmement, je ne suis pas le seul à écrire sur le sujet.

Vouloir tout lire n’est pas utile. C’est même une perte de temps.

Il est plus important de vous poser les questions suivantes:

  1. Que souhaitez-vous obtenir en vous lisant ce blog? Si vous répondez « Je souhaite mieux m’organiser » (ou tout autre information vague) demandez-vous ceci: Quand pourrais-je savoir que je suis mieux organisé?
  2. Quelles sont les forces que vous souhaitez amplifier?
  3. Quelles sont les faiblesses que vous souhaitez réduire?


Une fois que vous avez répondu à ces questions, vous pouvez chercher des articles qui vont vous permettre de réaliser certains de vos objectifs. À votre rythme.


Une autre variante: les 4 guides gratuits.


J’ai créé 4 guides…


1. Un guide sur la création du temps libre

2. Un guide sur l’importance de bien choisir et formuler son objectif

3. Un guide pour réapprendre à se concentrer

4. Un guide sur la productivité rapide


Quelle est l’erreur que font la majorité des visiteurs? 


Ils s’inscrivent à tous les guides, en même temps. Résultat? Ils reçoivent TROP d’INFORMATION et ils abandonnent.


Faites-moi plaisir. Évitez cette erreur. Comment? En participant au quiz.
 

Ce quiz de 11 questions vous donnera le guide par lequel commencer en fonction de vos réponses.

Une fois que vous avez appliqué les conseils du premier guide, passez au guide de votre choix ou allez plus vite en acquérant une formation.


Mais évitez l’erreur que j’ai faite ces derniers temps: vouloir tout faire en même temps et se retrouver dans l’indécision.

Merci pour votre attention.

Julien

PS: Si vous pensez que cet article peut aider un seul de vos amis, envoyez-le lui.





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