Loi de Parkinson: un phénomène étrange au service de votre productivité

Important: vous êtes sur un article "expérimentation".

Qu'est-ce que cela signifie? 

Cet article sur la loi de parkinson a été rédigé en 45 minutes (c'est à dire, en réduisant le temps habituel nécessaire par trois ou quatre). Toute la rédaction a été filmée et vous pouvez consulter la vidéo en cliquant ici.

Bonne découverte.

"Si vous voulez que quelque chose soit fait, demandez à une personne occupée." - Benjamin Franklin

Cette citation met en avant un phénomène qui nous touche tous: la loi de Parkinson.

Et en découvrant cette loi de Parkinson, vous serez en mesure:

  • D'identifier quand vos tâches ne sont pas réalistes...
  • d'anticiper les moments de procrastination extrêmes...
  • de démasquer les gros touristes de l'organisation qui disent être organisés... mais qui ne le sont pas...
  • de voir si votre plan d'action tient la route (lien)...

Le plus important:

Vous serez en mesure d'avancer avec plus de régularité sur les projets qui vous tiennent à coeur...
Et vous réduirez drastiquement le nombre de nuits blanches passé à travailler comme un dingue pour espérer tenir votre échéance...

Sur la durée... votre réputation augmentera.

Trop beau pour être vrai?

L'histoire de la loi de Parkinson:

La loi de Parkinson stipule qu'un travail prendra tout le temps à sa disposition pour être réalisé.

La loi de Parkinson a été découverte et popularisée par Cyril Northcote Parkinson (un historien et essayiste britannique). Il réalisa que dans un environnement bureaucratique, le travail tend à occuper le temps (et les ressources?) à sa disposition.

Cyril Northcote Parkinson remarqua que le nombre d'employés dans un système bureaucratique augmente de 5 à 7% par année même en l'absence d'une variation de la charge du travail.

Cyril encore, explique que les bureaucrates se donnent du travail entre eux afin de s'assurer du travail.

Tient tient...

Et peut-être que vous avez déjà été soumis aux effets de la loi de Parkinson?

Vous prenez votre to-do liste... vous inscrivez des tâches dessus (sans échéance... sans un budget temps) et vous réalisez que vous n'arrivez pas à terminer les tâches que vous vous étiez engagé à réaliser dans la journée.

Plusieurs raisons à cela... mais ce qui est certain: si vous n'attribuez pas une échéance, une date butoir ou une deadline (appelez cela comme bon vous semble) vous commencez mal.

Un autre problème: sans échéance... vous risquez de tomber dans le perfectionnisme. Cette tendance à croire que la perfection existe.

Ainsi, la solution serait, selon les gourous de la productivité, de mettre une échéance à vos tâches...

Mais mettre une échéance n'est pas un exercice aisé... surtout si vous n'avez jamais fait le travail que vous vous apprêtez à planifier (puis à exécuter).

Un modèle de planification qui m'a beaucoup aidé (et qui est utilisé par les meilleurs chefs de projets) est le triangle QCD.

Le triangle QCD est un acronyme pour les 3 éléments suivants:

  • Qualité
  • Coûts
  • Délais.

Comme vous pouvez le voir, la lettre D fait référence à l'échéance d'un projet ou d'une tâche.

Et c'est ce que la plupart des gens oublient de mettre lorsqu'ils formulent une tâche.

J'ai écrit un article complet sur le triangle QCD ici, mais si vous êtes pressé, voici un résumé:

Les 3 éléments sont interdépendants. Si la qualité attendue d'une tâche augmente, je dois soit: augmenter le coût des ressources nécessaires.... ou alors, déplacez l'échéance.


Ce qui n'existe pas et qui est demandé par tous les clients?

De la bonne qualité, rapidement et à bas prix.


Pourquoi je parle du Triangle QCD ici?

Parce que réfléchir à la qualité attendue d'une tâche, d'un projet ou d'un objectif vous donnera une meilleure idée de l'échéance.

Important: si vous n'avez jamais fait le travail, demandez conseil à une personne plus expérimentée qui a déjà fait le travail / la tâche... et surtout, demandez à la personne si celle-ci a ajouté une marge de sécurité sur le temps qu'elle vous recommande (marge de sécurité , lien).

Si elle se base sur le temps qu'elle met à réaliser la tâche, vous pouvez ajouter 40 à 50% de temps en plus, car vous manquez d'expérience.

Ceci dit, vous êtes déjà bien mieux préparé à évaluer la durée d'une tâche. Le plus important est de tester, prendre des notes et vous améliorer.

Maintenant il y a un problème...

Les échéances ne suffisent pas à passer à l'action.

La plupart de gens sont confrontés à la procrastination.
Et l'une des raisons apparentes est le manque d'échéances...

Une personne se dit "bon... ce n'est pas trop urgent... j'ai encore le temps... je peux bien flâner devant ma série favorite".

Mais à partir d'un moment, la personne se sent mal de ne pas en glander une... et elle va se renseigner sur les options à sa disposition pour se foutre des pieds au cul tout seul (surtout si cette personne n'a pas de patron / manager).

Là elle tombe sur un article comme celui-ci...

Et elle se dit "génial! Il me suffit de mettre une échéance à ma tâche pour que soudainement... je devienne plus efficace."

Et en termes de planification, c'est peut-être vrai.
Mais en termes d'exécution c'est loin d'être le cas... car ce n'est pas les échéances qui nous poussent à agir.

Ce sont les conséquences qui sont attachées à une échéance.

Relisez la phrase précédente encore une fois. C'est important.

Ce sont les conséquences liées à une date qui nous font agir.

Fallait y penser! 

Pourquoi payez-vous vos factures avant l'échéance? Parce qu'il y a une punition, un coup de bâton, si vous ne payez pas. Par exemple, vous recevez une lettre du gouvernement qui vous dit "paie, ou tu es dans la merde".

Maintenant que vous comprenez que ce sont les conséquences qui nous poussent à agir... vous comprenez pourquoi simplement avancer une échéance ne fonctionne pas.

La solution?

Vous devez devenir (en quelque sorte) votre propre bourreau.

Rangez moi le fouet... pas besoin d'aller si loin.

Mais vous devez vous-mêmes cesser de vous faire confiance (on est mauvais à prédire nos états futurs) et ainsi... ainsi... vous mettre des conséquences désagréables à votre inaction.

Exemple:

Je me souviens que pour créer mes premières formations gratuites, j'avais demandé à mon frère de venir vérifier sur mon site (lors des échéances que je m'étais fixées) que j'avançais selon ma planification.

Je lui demandais de passer voir si les formations étaient disponibles... de s'inscrire, de contrôler.

Si les formations n'étaient pas disponibles dans les temps, je m'étais engagé à lui verser la rondelette somme de 1000 euros.

Sans surprise cela avait fonctionné. Mon frère est suffisamment important, et je suis suffisamment honnête pour jouer le jeu.

La loi de Parkinson est un bon début, mais cela ne suffit pas.

Aujourd'hui le problème n'est pas de savoir, mais d'agir différemment avec ce savoir.

Le plus grand problème (et les anciens l'avaient bien compris en formulant le terme Acrasie) est notre variabilité dans notre humeur, notre énergie et notre enthousiasme.

Lorsqu'on planifie, on se sent ultramotivé et confiant... on met des échéances... ou non, mais dans un cas comme dans l'autre, c'est rarement suffisant.

Ce qui nous fait agir n'est pas de savoir que la loi de parkinson existe, mais les conséquences liées à l'échéance d'une tâche.

Que vous décidiez d'être votre propre bourreau ou non, prenez l'habitude de placer des échéances.

Cela ne fait pas tout... mais c'est un bon début.

Julien

Écrire un article sur la loi de Parkinson en utilisant la loi de Parkinson (expérience en vidéo)

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