Vivre sans smartphone : le défi 30 jours

À qui viendrait l'idée de vivre sans smartphone ?

Moi, évidemment.

J'ai décidé de tester la vie sans smartphone durant 7 jours.

Au début... c'était long.

Puis... après une semaine... j'ai enchaîné sur une semaine supplémentaire...

Après 2 semaines... je ne voulais pas rallumer mon smartphone.
Au final, prendre des photos me manquait.

Mon challenge a duré 30 jours.

Cet article partage mes réflexions et les arguments d'une vie sans smartphone, ses difficultés, ainsi que les étapes que j'ai établies pour y parvenir.

Et tout commence avec une citation...

« Le message, c'est le médium » - Marshall McLuhan

Derrière cette citation, il y a une pensée intéressante : le médium par lequel passe un message, influence le message et la personne qui le reçoit.

Vous l'avez deviné : les outils que nous tenons entre les mains et sur lesquels nous passons un temps considérable ne sont pas neutres.

Ils ont été conçus d'une certaine manière. Par un ou des esprits qui pensaient que la manière "juste" de déverrouiller un écran était d'appuyer sur un bouton, ou de montrer son visage.

On pense rarement aux règles implicites de fonctionnement de nos outils.

Je fais partie de ceux qui pensent que la technologie est merveilleuse à condition de maîtriser celle-ci.

Il est bien connu que Steve Jobs au moment de présenter l'iPad au monde entier, admet dans une interview avec Walter Issacon (l'auteur de sa biographie) que ses enfants n'utilisent pas d'iPads.

Chamath Palihapitiya (l'un des premiers cadres supérieurs chez FaceBook) a dit

" Vous ne le réalisez pas, mais vous avez été programmé. Le but de notre programmation est de vous faire passer un maximum de temps sur l'appareil."

Mais ne rêvez pas : même en maîtrisant la technologie, vous ne pourrez pas éviter tous les effets négatifs qui viennent avec celle-ci.

Certes, certaines fonctionnalités d'un smartphone peuvent être paramétrées. Je peux demander à mon smartphone d'être silencieux ou non. D'être connecté à internet ou non.

Mais, d'autres fonctionnalités ne sont pas optionnelles.

  • Il y a une caméra qui me regarde quand je regarde mon écran. 
  • Il y a un système pour déverrouiller mon écran qui est là et je ne peux pas faire autrement.
  • Il y a une multitude d'options qui représente, suivant mon état d'esprit et mon énergie, des tentations.

Dans les autres fonctionnalités qui me sont imposés, certaines fragmentent mon attention.

Dès que j'utilise un smartphone, mon muscle attentionnel commence à s'atrophier.

Simplement parce que le smartphone dispose de plusieurs fonctionnalités. Simplement parce que chaque lien hypertexte est une décision et un changement potentiel de contexte.

Et donc une sorte de multitasking mental.

Si vous faites partie de ceux qui pensent que le multitasking est une bonne pratique, je vous renvoie vers Steve Uzzell (photographe et auteur):

"Le multitasking est une opportunité de merder plusieurs choses simultanément"

Pourquoi vivre sans smartphone ?

Après tout, un smartphone, c'est bien pratique.

C'est un véritable couteau suisse numérique.

À lui seul, il remplace la radio, le lecteur cd, l'appareil photo, la caméra, la calculatrice, le livre, la carte, le porte-monnaie, etc.

Un smartphone est pratique.

Pour vous en rendre compte, il suffit de voir le pourcentage, par tranche d'âge, de gens qui possèdent un smartphone.

4 arguments pour une expérience sans smartphone

Souvenez-vous de Marshall McLuhan qui disait "Une honnête évaluation d'une technologie consiste à identifier ce qui est perdu et ce qui est gagné." 

Voici 4 arguments qui m'ont donné envie de tester une vie sans smartphone.

1. Parce que le smartphone pousse à la dispersion.

Il est facile de croire que l'on peut faire plusieurs choses simultanément.

Quand on regarde une personne qui est sur son smartphone, on se dit "elle fait qu'une seule chose : elle regarde son smartphone" mais vous le savez, ce n'est pas vrai.

Une personne qui navigue sur son smartphone va être incitée à la dispersion (et d'une manière quasi impossible à résister, comme cette notification d'un ami qui vient de vous taguer sur une photo).

Les fonctionnalités nous font croire qu'on a besoin d'elles.

On se dit "si cela existe, c'est que c'est fait pour être utilisé" mais ce n'est pas parce qu'on peut le faire avec la technologie qu'il faut le faire de cette manière.

Reprenez l'image du couteau suisse.

Oui, il contient plusieurs outils. Mais quand j'utilise le couteau, je ne peux pas utiliser la lime à ongle. Quand j'utilise le tire-bouchon, je ne peux pas utiliser la lime.

Ainsi même si je me retrouve face à plusieurs fonctionnalités, mes comportements font office de goulot d'étranglement.

Je suis mon propre facteur limitant.

Dans le cas du smartphone, mon facteur limitant est mon attention et ma capacité à jongler d'une tâche à l'autre...

Mais je n'aime pas les limites et je pense que mon esprit peut faire plusieurs choses conjointement et jongler d'une activité à l'autre sans effets négatifs.

Malheureusement plus je me disperse, plus la prochaine dispersion est difficile à résister.

C'est tout le paradoxe de la neuroplasticité : plastique ne signifie pas changement positif.

Plus je répète un comportement, plus il est facile de répéter ce comportement. Les bons comportements, comme les mauvais.

Et la dispersion n'est pas la seule conséquence négative d'un smartphone...

2. Parce que le smartphone rend les activités normales, très ennuyeuses.

Nous fonctionnons par comparaison.

Un chien est plus petit ou plus grand qu'un autre chien. Je suis plus riche, moins riche, qu'une autre personne. Je me sens mieux ou moins bien qu'il y a 1 mois.

Une eau a 20 degrés sera perçue comme chaude, si vous venez de prendre un bain dans une eau à 4 degrés. Cette même eau sera perçue comme tiède si vous sortez d'un sauna à 50 degrés.

Si je commence ma journée par consulter mes messages What's app, vidéo YouTube, e-mails ou fil d'actualité d'un réseau social, je surstimule mon mental... et les tâches qui viennent après seront évaluées en comparaison au niveau de stimulation précédent.

Si je veux lire un livre, écrire, réfléchir de manière soutenue sans être interrompu, ces activités sembleront bien ennuyeuses parce qu'elles sont comparées aux activités que j'ai sur mon smartphone.

Avec la pratique... je n'arrive plus à me concentrer sur des activités normales et pourtant importante pour mon progrès et mon bien-être long terme.

Ainsi... les outils atrophient la partie de notre corps / mental qu'ils amplifient.

Vous voulez faire le test ?

Prenez un livre et tentez de le lire durant 30 minutes sans interruption.

Sur une échelle de 0 à 10 (0 étant pénible et 10 étant facile)... à combien évaluez-vous votre aisance à rester concentré ?

Et bientôt, une vidéo YouTube sera autant stimulante qu'un livre... si l'on compare la vidéo YouTube avec les Reels d'Instagram (des vidéos très courtes d'une minute).

Troisième raison ?

3. Parce que le smartphone me rend accro (et un peu plus con)

Même après avoir désinstallé (il y a plusieurs années) mes réseaux sociaux, je continue de prendre mon smartphone, d'ouvrir celui-ci à la recherche de notifications et messages, puis de refermer celui-ci.

Je voulais voir si le fait de ne plus utiliser mon smartphone quelque temps pouvait supprimer ce schéma comportemental répétitif (qui fout les boules)... on en parlait avec Thomas un ami, et voici ses propos :

Je me sens grave bien par rapport au fait de ne pas être sur Facebook... (on ne parle même pas du smartphone, mais c'est pour vous donner une idée de ce que vous pouvez ressentir si vous arrêtez le smartphone quelques jours).
Je passe moins de temps sur mon téléphone.
J'ai encore l'automatisme... j'ai l'impression d'être un fou dans un asile psychiatrique...
Je prends mon téléphone et puis je veux ouvrir des applications... mais y'a aucune application qui génère de la dopamine... donc au final je suis là avec mon téléphone... cela me fait rire moi-même, je suis sur mon écran je vais à droite à gauche, j'ouvre des applications et je réalise que je ne ressens aucun plaisir et au final je me dis "qu'est-ce que tu fous Thomas?". Puis je range mon téléphone.
En vrai c'est flippant car on a construit des habitudes... je suis un vrai chien de Pavlov.
Jusqu'à maintenant j'avais le réflexe d'aller sur Facebook, voir les notifications, écrire 2-3 trucs... voir des news anxiogènes.
Putain wow! Là j'ai complètement arrêté. J'ai quasi plus de news. J'entends plus rien par rapport au crypto ou au COVID. Je vois 90% de news non-sollicitées en moins.

Ce schéma, je l'ai eu, et nous sommes des millions / milliards à avoir.

J'avais fait un article sur ma voisine de table (dans un bar) qui étaient complètement GAGA sur Instagram... j'ai mesuré le temps qui passait entre le moment où elle posait son smartphone et le moment où elle reprenait son smartphone.

Bon... j'ai écrit un article sur la nomophobie (addiction au smartphone). Nous ne sommes pas tous égaux face à celui-ci... mais les chances de devenir accro aux smartphones sont élevées. 

Un autre point qui m'a fait réfléchir sur le smartphone ?

Plus le logiciel est brillant, plus l'utilisateur est faible.

Dans une étude conduite par Adrian Ward de l'université du Texas, démontra que "Plus la proximité du téléphone augmente, plus la puissance du cerveau diminue."

Plus de 500 étudiants ont reçu des tests standards pour mesurer leurs capacités intellectuelles.

La seule variable entre les 3 groupes est la localisation de leur smartphone. Certains étudiants devaient laisser leur smartphone dehors la salle de test, d'autres dans leur sac (ou leur poche) et d'autres sur la table écran tourné contre la table. Dans tous les cas le smartphone était en mode "ne pas déranger".

Regardez un enfant écrire à ses potes, un étudiant regarder son fil d'actualité, un entrepreneur qui regarde ses e-mails, et vous verrez un esprit consommé par le médium.

Dernier argument...

4. Pour comprendre l'utilité réelle d'un smartphone et les fonctionnalités essentielles.

Quand j'ai émis l'idée de 30 jours sans smartphone, une partie de moi s'est tout de suite affolée

  • "Mais comment vas-tu rester en contact avec tes proches ?"
  • "Comment vas-tu trouver ton chemin ?"
  • "Comment vas-tu te connecter à ta banque ?"
  • "Comment vas-tu pratiquer ta cohérence cardiaque ?"
  • "Comment vas-tu noter tout ce qui te passe à travers l'esprit ?"

Croire qu'une activité sera difficile, est ce qui rend l'expérience difficile.

De plus, il y a une différence entre ce que l'on pense être essentiel et ce qui est réellement essentiel.

Tout comme il y a une immense différence entre la sécurité et l'illusion de la sécurité...

  • Ou le savoir et l'illusion du savoir...
  • Ou gérer son temps et croire savoir gérer son temps...

Si vous demandez à des gens comment ils utilisent leur temps... et que vous mesurez comment ces gens passent leur temps... il y a souvent une immense différence ("2h sur Instagram en moyenne par jour?!")...

Au final, il est difficile de juger l'utilité d'un objet quand on est en sa possession. 

C'est souvent quand on retire un objet ou une relation que l'on se rend compte de sa valeur (ou de son inutilité).

Plutôt que de passer des heures à réfléchir à l'utilité de ceci ou cela... j'ai décidé de faire un challenge : 7 jours sans smartphone (pour commencer... j'aime bien commencer petit).

Et voici les problèmes que j'ai rencontrés.

Problèmes rencontrés (et leurs solutions)

Avant cela, je place le contexte : je ne suis pas un vendeur qui fait du porte à porte, un agent immobilier ou encore un chef de projet qui doit souvent être accessible rapidement.

J'ai une vie qui me permet d'éviter de devoir répondre aux e-mails ou aux téléphones des gens.

Si aujourd'hui j'ai envie de déconnecter 4 semaines, je le fais.

Ce n'est pas toujours le cas : une fois par an, je retourne à l'armée et ma fonction me fait parfois décrocher le téléphone toutes les 3-4 minutes (à certains moments de la journée).

Si je vous dis cela, c'est pour souligner l'importance du contexte : on est tous différents, et vous êtes intelligent pour garder cela en tête lors de votre expérience (sinon vous ne liriez pas mes mots).

Pour moi, les problèmes rencontrés lors de mon challenge 30 jours sans smartphone sont les suivants :

1. Double authentification

Désormais certains logiciels vous permettent d'activer la double authentification via une application (comme Google Authenticator). La plupart des applications vous permettent également une solution de secours, comme l'envoie d'un code par SMS.

Pour le cas de ma banque d'entreprise, ce n'était pas le cas.

Donc... soit je devais désactiver cette sécurité supplémentaire en envoyant un courrier, etc. Soit, j'acceptais de payer quelques factures en retard. Soit, j'allumais mon smartphone dans les cas importants juste le temps de me connecter à ma banque.

La solution au problème de la double authentification (cliquez pour voir) 

Pour le problème de la double authentification, chaque fois que c'était possible, je demandais à recevoir un SMS. Et cela fonctionnait bien dans le 90% des cas.

Pour le cas de ma banque, j'ai allumé mon smartphone le temps de me connecter, et j'ai immédiatement éteint celui-ci.

2. L'appareil photo

Les photos sont peut-être ce qui m'a le plus manqué.

Évidemment, pas les photos que je poste sur un compte Instagram à la recherche de ma petite dodose d'attention...

Mais les photos que j'envoie à mes potes. Des photos des passages de ce que je lis, de ce que je visite, d'amis en communs en visite.

Des photos que j'utilise pour documenter mon journal de bord.

J'avais bien la fonctionnalité "photo" sur mon Nokia ... mais la qualité des photos laisse à désirer.

La solution à l'appareil photo (cliquez pour voir) 

Pour les photos, je n'ai pas trouvé de solution. C'est quand même bien pratique le smartphone. Je pourrais acheter un petit appareil photo que je trimballe toujours avec moi. J'ai préféré attendre la fin de l'expérience.

3. La carte géographique

Je me suis retrouvé à plusieurs reprises dans une partie de Berlin sans savoir où je devais aller. On a plus trop l'habitude avec Google map au bout de nos doigts.

Expérience cool, qui m'a fait accepter à nouveau d'être perdu...

La solution au GPS (cliquez pour voir) 

Pour la carte, j'ai décidé d'aller acheter une carte de Berlin et de l'allemagne (on ne sait jamais). Désormais j'ai toujours la carte dans mon sac à dos et au besoin je peux m'orienter.

Il y a aussi d'autres humains autour de moi qui peuvent peut-être me renseigner...

4. L'application de cohérence cardiaque

Habituellement je faisais plusieurs fois par jour une session de cohérence cardiaque et cela m'aidait à rester relax.

En vivant sans smartphone, j'ai arrêté de pratiquer la cohérence cardiaque.

La solution à l'application de cohérence cardiaque (cliquez pour voir) 

J'ai tenté de pratiquer en comptant les lentement mes inspirations et expirations... (1 brocoli, 2 brocolis, 3 brocolis, 4 brocolis, 5 brocolis) mais l'habitude n'a pas tenue.

Vous pouvez aussi utiliser votre montre.

5. L'application pour entrer dans le coworking

Ici à Berlin je fréquente un petit coworking où les gens se parlent entre eux. C'est dingue ça.

Parfois, quand je me pointe tôt il y a encore personne et pour entrer dans l'espace je dois présenter mon smartphone.

La solution pour la clé numérique du coworking (cliquez pour voir) 

Quand personne est dans le coworking, je ne peux pas toquer contre la vitre pour demander à une personne de me laisser entrer.

Mais... cela m'est arrivé une fois.

Les jours suivants je venais un peu plus tard au coworking et ça fonctionnait.

À force les gens vous posent des questions.

6. Le scanner de poche

J'utilise l'excellente application SwiftScanPro pour numériser toute ma paperasse avec mon smartphone...

La solution pour le scanner de poche (cliquez pour voir) 

Vu que je me suis retrouvé avec de la paperasse (chose qui ne m'arrive plus depuis des années) certaines factures ne rentraient pas dans mon processus habituel. Je n'y pensais plus et sans surprise j'ai eu quelques rappels.

Rien de bien important en comparaison des bénéfices d'une vie sans smartphone...

7. Payer mon ticket de métro

J'utilise l'application pour payer mon ticket de métro... j'ai rarement des pièces de monnaie sur moi. J'ai beau avoir du cash je n'ai pas de monnaie (ou pas toujours).

La solution pour payer le ticket de métro (cliquez pour voir) 

Quand je manquais de monnaie, je ne payais pas le métro.

Je me suis fait attraper une fois en 30 jours. Vous pouvez aussi courir si vous le souhaitez.

Les 6 bénéfices d'une vie sans smartphone

Nous arrivons enfin à la partie qui nous intéressent...

Si vous avez tenu jusqu'ici, félicitation. Ce n'est pas facile de lire un article dans un environnement surconnecté.

1. Plus de facilité à travailler sur des tâches peu stimulantes

Parce que je n'ai pas de smartphone et que mon ordinateur m'empêche de consulter des sites distrayants ou anxiogènes (comme les news), j'ouvre mon cerveau numérique sur la date du jour, je vois les tâches à réaliser et j'attaque ma journée.

Une fois par heure je prends une pause, sans smartphone évidemment, puis je me remets au boulot.

Durant mon challenge, je terminais mes journées à 14h.

Je me disais "Bordel, c'est quoi ce truc?!"

2. Renforcement rapide de mon attention

Lors de mon test, je me suis tapé des séances de lecture de 2 heures ou plus.

Pas parce que mon muscle attentionnel s'était déjà renforcé (je ne pense pas que ce soit si rapide) mais parce que je manquais d'options plus stimulantes que mon livre à portée de main (mon ordinateur se verrouille en boucle dès 18h).

3. Plus de temps

J'avais beaucoup de temps. Les 2 premières semaines, mon logiciel m'autorisait What's app de 13h à 14h et de 17h à 18h.

Parce que mon temps était compté, cela m'incitait à écouter (une seule fois) les messages audios de mes amis et de leur répondre immédiatement.

Ce mois sans smartphone m'a permis de lire plusieurs livres (Stop reading the news, the art of thinking clearly, Introduction aux pensées de Marc Aurèle, Seeking Wisdom)... tout en prenant des notes.

4. Moins d'anxiété

Inévitablement, même si je suis sans réseaux sociaux sur mon smartphone, il m'arrive de finir sur Google chrome (ou Brave) et d'aller voir twitter.

Je suis rapidement confronté à des choses qui sont hors de ma zone de contrôle : la fluctuation de la bourse / cryptomonnaie, la situation du covid dans le monde.

Je me concentre alors sur ce qui est dans ma zone de contrôle

Je ne consulte plus les ventes que je fais (ou que je ne fais pas)... je ne consulte plus mes e-mails juste pour voir, le matin avant de commencer à écrire.

D'une manière générale, je me sens bien plus stable mentalement. Les informations importantes arrivent par mes amis proches.

Si je veux une information spécifique, je paie pour avoir celle-ci. Comme les newsletters payantes auxquelles je suis abonné.

5. Plus de surprises

Sans smartphone, on se retrouve dans des situations uniques qui nous poussent à parler à des gens.

Dingue non ?

6. Plus de réflexions

Il m'est arrivé d'attendre dans la salle d'attente du médecin plus d'une heure. J'ai eu l'occasion de m'entraîner à Snake 2.

snake 2

Mais à partir d'un moment, sans livre, sans smartphone, je me suis juste assis avec mes pensées.

Toujours avec moi ?

Voici quelques recommandations si vous souhaitez tenter l'expérience du zéro smartphone.

5 conseils pour vivre sans smartphone

1. Informez vos amis proches de votre expérience. Dites-leur que si c'est urgent, il faut vous appeler.

2. Quand vous allez à un rendez-vous, dites à votre contact de vous appeler / envoyer un sms en cas de contre-temps

3. Utilisez Web What's app BETA qui vous permet de rester connecté à votre ordinateur sans devoir avoir what's app sur votre smartphone

4. Ayez de l'argent sur vous.

5. Anticipez vos déplacements.

6. Emportez un calepin avec vous pour capturer vos idées.

Conclusion

Dans toutes les affaires, il est sain, de temps à autre, de remettre en question les choses que l'on a longtemps considérées comme acquises - Bertrand Russell

Vivre sans smartphone, c'est définitivement une expérience à tester.

Aujourd'hui, je reprends le smartphone en mettant plus de distance avec celui-ci. Au début de mes journées, je joue à pile ou face pour savoir si ce sera une journée avec ou sans smartphone.

Julien

Sources


  • The shallows - Nicholas Carr
  • Steve Jobs - Walter Isaacson
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