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Deep Work : la méthode pour se concentrer derrière les écrans

La méthode Deep Work de Cal Newport pour récupérer 90 minutes de concentration profonde par jour : 4 principes, 4 approches, et la sortie de la roue du hamster pour les dirigeants.

La méthode deep work pour se concentrer

L'attention est le moteur caché de l'excellence, disait Cal Newport (auteur de la méthode Deep Work).

Mais depuis l’arrivée d’internet, votre précieuse attention est en danger. Et la situation empire avec l’utilisation de l’IA qui favorise le multitasking.

Votre attention est convoitée par tous les services gratuits, qui, pour survivre, vont revendre ce temps de cerveau disponible à des annonceurs.

Sans surprise, les outils numériques non maîtrisés détruisent une génération entière... qui n'arrivent plus à se concentrer.

Une génération entière qui se voit prescrire des médicaments pour lutter contre leur trouble de l'attention.

Cet article s'adresse à vous si vous pensez avoir des troubles attentionnels... ou si vous voulez améliorer votre concentration.

Utiliser cet article pour renforcer votre attention (cliquez pour en savoir plus)

Le but du jeu: lire cet article du début à la fin sans cliquer sur un lien... puis revenir et choisir le lien à visiter).

Ci-dessous, vous découvrirez :

  • les 3 bénéfices du Deep Work sur votre réussite professionnelle (et votre bien-être)
  • Les 4 types possibles de Deep Work
  • Les 4 rituels qui favorisent le travail en profondeur
  • Les 2 questions pour quitter les réseaux sociaux

Au fil de cet article, j'ajouterai des conseils issus de l'échange récent entre le neuroscientifique Andrew Huberman et Cal Newport (vous pourrez aussi télécharger la note de lecture).

Prêt.e?
C'est parti.

C'est quoi le deep work ?

Le Deep Work, c'est travailler dans un état de concentration totale, sans distraction, sur une tâche qui pousse vos capacités cognitives dans leurs limites. C'est rare et précieux : c'est ce qui fait la différence entre une journée qui produit de la valeur et une journée qui brasse du vent.

La concentration est le moteur caché de l'excellence. Un travailleur du savoir interrompu toutes les six minutes ne peut pas y entrer. Il avance avec un frein mental serré, et il le sait.

Le paradoxe du dirigeant : vous devez à la fois être réactif sur des sollicitations imprévisibles et tenir des blocs de travail profond. Les deux s'excluent. Sauf si vous les séparez dans le temps.

Cal Newport, qui a popularisé le concept, recommande 4 heures maximum par jour. La plupart des gens font 0. Donc démarrez à 30 minutes, puis 60 minutes, et vous augmentez progressivement.

Les 3 caractéristiques du deep work

Caractéristique n°1 - C'est précieux

Les high-performers ne sont pas payés pour faire bouger leur souris (agitation) mais pour la valeur exceptionnelle qu'ils produisent.

Un livre bestseller, un morceau de code, une application, etc.

Avec l'arrivée des intelligences artificielles "grand public", et les changements sur le marché, ceux qui continueront de prospérer seront ceux capables d'apprendre plus rapidement à un niveau d'élite.

Ceux-ci prendront l'avantage sur ceux qui font comme ils ont toujours fait.

Le Deep Work permet de rapidement maîtriser des choses difficiles et de produire une valeur exceptionnelle.

Caractéristique n°2 - c'est rare

Un travailleur du savoir se fait interrompre par des sollicitations externes des dizaines de fois par heure. C'est un désastre cognitif.

La plupart des travailleurs sont incapables de rentrer dans cet état de travail profond.

Les raisons sont multiples : l'ennui devient progressivement intolérable, le contexte est défavorable à la concentration, la récompense variable intermittente nous rend accros à notre smartphone (et logiciels du type mail, réseaux sociaux), et l’IA nous aliène.

Mais il y a aussi la loi du moindre effort : sans un feedback clair de nos comportements sur notre travail, nous avons tendance à privilégier ce qui offre de la gratification instantanée.

Un autre point : dans une usine, ou sur un chantier, il est facile de voir qui est le plus productif. Mais dans des projets complexes et chez les travailleurs du savoir, c'est difficile d'identifier qui est productif.

Alors plutôt que d'être productif, on cherche à paraître productif (longues heures, présentéisme, etc).

Il est impossible de rentrer directement dans un état de concentration intense. Il y a des périodes de transition. C'est normal de ne pas être dans la tâche en cours durant 10-15 minutes. - Passage tiré de l’échange entre Cal Newport & Andrew Huberman
Comment se concentrer au quotidien - illustration

Caractéristique n°3 - c'est sensé

Je vous transmets un passage que vous trouverez à la page 76 (du livre anglais Deep Work).

L'écrivaine scientifique Winifred Gallagher a découvert le lien entre l'attention et le bonheur à la suite d'un événement inattendu et terrifiant, un diagnostic de cancer - "pas n'importe quel cancer", précise-t-elle, "mais un type de cancer particulièrement méchant et assez avancé".

Comme elle le raconte dans son livre Rapt (2009), alors qu'elle quittait l'hôpital après le diagnostic, Mme Gallagher a eu une intuition soudaine et forte :

"Cette maladie voulait monopoliser mon attention, mais dans la mesure du possible, je devais me concentrer sur ma vie.

Le traitement anticancéreux qui a suivi a été épuisant et terrible, mais Mme Gallagher n'a pas pu s'empêcher de remarquer, dans ce coin de son cerveau affiné par une carrière d'auteur de non fiction, que son engagement à se concentrer sur ce qu'il y avait de bien dans sa vie - "films, promenades, et un martini à 18 h 30" - fonctionnait étonnamment bien. 

Sa vie durant cette période aurait dû être marquée par la peur et la pitié, mais elle était au contraire souvent très agréable.

Sa curiosité piquée, Mme Gallagher a entrepris de mieux comprendre le rôle que joue l'attention - c'est-à-dire ce sur quoi nous choisissons de nous concentrer et ce que nous choisissons d'ignorer - dans la définition de la qualité de notre vie.

Après cinq années de reportages scientifiques, elle a été convaincue qu'elle était témoin d'une "grande théorie unifiée" de l'esprit :

Comme des doigts pointant vers la Lune, d'autres disciplines diverses, de l'anthropologie à l'éducation, de l'économie comportementale au conseil familial, suggèrent également que la gestion habile de l'attention est la condition sine qua non d'une bonne vie et la clé de l'amélioration de pratiquement tous les aspects de votre expérience.

Ce concept bouleverse la façon dont la plupart des gens envisagent leur expérience subjective de la vie.

Nous avons tendance à accorder beaucoup d'importance à nos circonstances, en supposant que ce qui nous arrive (ou ne nous arrive pas) détermine ce que nous ressentons.

De ce point de vue, les détails à petite échelle de la manière dont vous passez votre journée ne sont pas très importants, car ce qui compte, ce sont les résultats à grande échelle, tels que l'obtention ou non d'une promotion ou l'emménagement dans un appartement plus agréable.

Selon Gallagher, des décennies de recherche contredisent cette conception.

Au contraire, notre cerveau construit notre vision du monde en fonction de ce à quoi nous prêtons attention.

Si vous vous concentrez sur un diagnostic de cancer, vous et votre vie devenez malheureux et sombres, mais si vous vous concentrez plutôt sur un martini en soirée, vous et votre vie devenez plus agréables - même si les circonstances sont les mêmes dans les deux scénarios.

Comme le résume Gallagher : "Ce que vous êtes, ce que vous pensez, ressentez et faites, ce que vous aimez, c'est la somme de ce sur quoi vous vous concentrez."

Les avantages du Deep Work

Je récapitule. Le Deep Work vous permet de : 

1. rapidement apprendre afin de maîtriser des choses difficiles

2. produire une valeur exceptionnelle (en termes de qualité et rapidité).

Le Deep Work n'est pas le Flow

Beaucoup pensent que le Deep work est un état de Flow (concept popularisé par le psychologue Mihály Csíkszentmihályi). En réalité, le deep work se rapproche plus de la pratique délibérée : c'est difficile. 

Le paradoxe du focus pour un dirigeant

L'autre jour, je causais avec un dirigeant que j'accompagne. Il me sort :

« Tu dois être réactif sur certains éléments, mais tu ne sais pas quand ça va arriver. Et en même temps, travailler sur des choses qui nécessitent du focus. C'est le gros paradoxe de notre activité. »

C'est le piège classique. Vous savez que le travail de fond doit avancer, mais vous savez aussi qu'un client peut appeler, qu'un collaborateur va débarquer avec une question, que la trésorerie va vous remonter une alerte.

Résultat ? La roue du hamster. Vous tournez sur les sollicitations urgentes toute la journée…

…le travail profond passe à la trappe. Et le soir, vous êtes lessivé mais vous n’avez pas avancé sur ce qui compte.

La solution n'est pas dans la volonté ou la discipline. La solution est structurelle : séparer les blocs dans la semaine, pas dans la journée.

Concrètement :

  • Un bloc pour les rendez-vous clients et la réactivité (par exemple : lundi et jeudi matin)
  • Un bloc pour la production / le delivery (par exemple : mardi et vendredi matin)
  • Un bloc pour le Deep Work / projets de fond (par exemple : mercredi entier, sanctuarisé)
  • Un bloc pour l'admin et le superficiel (par exemple : fin d'après-midi)

C'est le batching : grouper les tâches de même nature pour économiser le temps de chauffe et le temps de switch. Chaque passage d'une tâche à une autre coûte 10 à 25 minutes pour retrouver le même niveau de concentration qu’avant le changement de tâche.

Sur 30 changements par jour, vous perdez la moitié de votre journée en transition pure.

Vous ne pouvez pas faire les deux en même temps. Vous pouvez par contre les faire séparément, dans le bon ordre, sur la bonne plage horaire. Moins sexy que le multitâche (cette discipline qui consiste à merder plusieurs tâches en même temps). Mais c'est ce qui marche.

Les 4 principes de la méthode Deep Work

Quels sont les principaux éléments de la méthode Deep Work et comment fonctionnent-ils ?

Premier principe : travaillez en mode "Deep Work"

Remplacer la distraction par de la concentration est difficile. Nous sommes tentés, au fil des heures, de tourner notre attention sur des activités superficielles (surtout derrière des écrans).

Si c'est votre cas, c’est normal. Heureusement…

…Il existe quatre approches du Deep Work

1. L'approche monastique

Monastique vient de monastère - le lieu où vivent les moines.

Il s'agit de s'isoler complètement, par exemple, en s'installant dans une cabane dans les bois pour écrire un roman, et de ne pas revenir avant de l'avoir terminé.

Bill Gates est réputé pour s'isoler une à deux semaines par année pour lire et approfondir des sujets.

2. L'approche bimodale

Cette approche privilégie le travail en profondeur par rapport à tout le reste.

Vous pourriez réserver chaque jour un bloc de 4 à 6 heures au travail en profondeur, par exemple, en vous enfermant dans votre bureau, un peu comme dans l'approche monastique.

Cependant, une fois ce bloc terminé, vous êtes libre de faire tout ce que vous avez à faire.

3. L'approche rythmique

Cette approche consiste à diviser votre travail en blocs de temps, à l'instar de la technique Pomodoro, et à utiliser un calendrier pour suivre vos progrès.

Par exemple, vous pouvez planifier votre semaine à l'avance et inscrire 10 blocs de 90 minutes sur votre calendrier, et faire du travail par blocs chronométrés une habitude.

4. L'approche journalistique

Si vous avez une routine quotidienne chargée, cette approche fonctionne bien.

Il s'agit simplement de consacrer tout temps libre inattendu à un travail approfondi.

Quatre rituels qui favorisent le travail en profondeur

Voici comment favoriser le travail en profondeur.

1. Créez un rituel "Deep Work"

  • Définissez  vous travaillerez de cette manière et pour combien de temps au quotidien
  • Définissez comment vous travaillerez en mode "deep work" (par exemple, sans internet).
  • Définissez comment vous supporterez votre travail intense (en commençant par boire un café, en buvant de l'eau au fil des heures, en utilisant la méthode Pomodoro, etc)

2. Prenez des pauses hors écran

Offrez ainsi la possibilité à votre cerveau de "relâcher" l'attention. 

3. Marchez en nature

Marcher en ville nécessite une attention dirigée pour éviter des obstacles, analyser des informations (le feu rouge/vert, le trafic, les autres piétons)... en nature, votre attention est diffuse.

4. Créez un rituel de fin de journée

Définissez une heure à laquelle vous arrêtez de travailler.

Pour Cal, c'est 17h30. Pour moi, c'est 18h30. Utilisez au besoin Cold Turkey pour verrouiller votre ordinateur.

Pour faciliter le rituel

  • Utilisez correctement le temps de travail de la journée. Prenez ce temps au sérieux. Faites de votre mieux pour créer un maximum de valeur... c'est la seule manière d'arriver en fin de journée avec la certitude nécessaire pour permettre à votre cerveau de lâcher prise et profiter de sa soirée.
  • Définissez ce que vous allez faire le jour suivant. Il y aura toujours des tâches à terminer en fin de journée. N'utilisez pas ces tâches à faire comme une invitation à continuer de travailler.
  • Quand vous travaillez, travaillez dur. Quand vous avez terminé, vous avez terminé.

Deuxième principe : embrassez l'ennui

La capacité à se concentrer profondément est une capacité qui doit être entraîné.

Si vous n'utilisez pas cette capacité, vous la perdrez.

La neuroplasticité de notre cerveau fait que ce que l'on n'utilise pas, on le perd.

Il y a deux axes de travail : la concentration (augmenter l'intensité et la durée) et résister aux distractions. Là encore, se placer dans le bon contexte est décisif.

Mais même dans le bon contexte, vous aurez envie de fuir l'ennui (surtout au début).

Voici quelques recommandations de Cal.

  • Faites du mode focus votre nouvelle norme. Plutôt que d'avoir des blocs de travail (time blocking) dédiés à la concentration, définissez des moments pour être distrait.
  • Définissez à l'avance quand vous utiliserez internet (bloc internet) et évitez internet en dehors de ces moments. Pour y parvenir, utilisez Cold Turkey (encore lui). Quand vous êtes en dehors d'un bloc internet, n'utilisez pas internet.
  • Utilisez les temps d'attente comme un entraînement pour mieux tolérer l'ennui. Les files d'attente, l'arrêt de métro, le métro, tous ces moments peuvent être utilisés pour indiquer à votre esprit qu'il est normal de ne pas toujours être occupé.
  • Planifiez une méditation productive : prenez un moment chaque jour pour aller marcher en réfléchissant intensément à un problème. Durant ces moments, n'utilisez pas votre smartphone.
  • Soyez attentif aux distractions : si vous voyez que votre esprit se met à divaguer... revenez sur la tâche ou prenez une pause sans écran.

Troisième principe : quittez les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux fragmentent notre temps et notre attention.

Plus on investit des ressources dans les réseaux sociaux, plus ceux-ci ont une emprise sur nous.

L'approche du "N'importe quel avantage" pour la sélection d'un outil.

Selon Cal, c'est une erreur de choisir un outil dès que l'on aperçoit un bénéfice à utiliser celui-ci (ou un désavantage de ne pas l'utiliser).

Pour lui il est important de réfléchir comme un artisan : identifier le facteur déterminant de notre succès et réussite... puis adopter un outil dont les bénéfices surpassent largement les désavantages à l'utiliser.

Exemple personnel : Instagram peut me faire gagner en visibilité, mais ça détruit mon estime et mes capacités cognitives.

Alternative : avec la pub, je dépense de l'argent (ce qui me force à être rapidement rentable) mais je dépense moins de temps et je détruis moins mes capacités cognitives.

Dans une multitude de contextes, 80% des effets sont générés par 20% des causes possibles (loi de Pareto).

L'idée est d'identifier ces causes et de se concentrer dessus. Il donne un exercice à réaliser à la page 195 (de la version anglaise du livre).

Deux questions pour quitter les réseaux sociaux (après une pause de 30 jours sans réseaux sociaux) 

1. Est-ce que le mois passé aurait vraiment été mieux si j'avais pu consulter mes réseaux sociaux ?

2. Est-ce que les gens se sont préoccupés de mon absence sur les réseaux sociaux ?

Si la réponse est "non" aux deux questions : fermez votre compte.

Toujours dans ce chapitre, Cal recommande de ne pas utiliser internet pour se divertir.

La décision la plus importante pour un travailleur du savoir est de supprimer ses réseaux sociaux. Le problème n'est pas Internet, notre smartphone, ce sont les réseaux sociaux. Les gens utilisent les réseaux sociaux pour remplir un vide existentiel. - extrait de l’échange entre Cal Newport et Andrew Huberman

Cal a mené une expérience avec ses lecteurs : 30 jours sans réseaux sociaux (1600 personnes recrutées par Cal).

Ceux qui ont réussi n'ont pas uniquement résisté, ils ont structuré leur journée en plaçant une alternative positive aux réseaux sociaux.

Sortir, faire du sport, retrouver la bibliothèque. Comme une addiction à l'alcool : il faut avoir une activité plus intéressante que boire.

Quatrième principe : réduisez le travail superficiel

Une grande partie de nos journées est remplie de travail superficiel (du travail qui ne nécessite pas de "deep work") : répondre à des e-mails, vérifier les réseaux sociaux, scanner de la paperasse, éditer des vidéos, et j'en passe.

La définition officielle du travail superficiel : des tâches non exigeantes sur le plan cognitif, de type logistique, souvent exécutées en étant distrait. Ces efforts ont tendance à ne pas créer beaucoup de valeur nouvelle dans le monde et sont faciles à reproduire

Signe typique du travail superficiel : le changement d'onglets intempestif.

Illustration navigateur beaucoup onglets ouverts

Quelques recommandations pour réduire la quantité de travail superficiel

1. Planifiez (chaque minute) de votre journée

Je ne partage pas forcément sa recommandation, mais je comprends l'idée.

Pour ma part, je planifie des blocs de temps en utilisant la méthode "timeboxing".

Je suis très consciencieux sur mes matinées, un peu moins sur mes après-midi.

2. Terminez votre travail à 17h30

Le fait de placer une limite à vos journées vous force à bien utiliser le temps à disposition.

La nécessité est la mère de l'innovation. 

Si vous placez une limite claire à vos journées, vous serez intransigeant avec les distractions.

Après quelques jours, vous réfléchirez bien mieux à ce qui doit être fait... à ce qui est inutile.

3. Devenez difficile à atteindre

Cal recommande de créer une réponse automatique à ses e-mails qui demande à l'expéditeur d'envoyer la demande à une autre adresse e-mail.

Voici le message :

Si vous avez une offre, une opportunité ou une mise en relation qui pourrait rendre ma vie plus intéressante, envoyez-moi un e-mail à [adresse mail]. Pour les raisons mentionnées ci-dessus, je réponds uniquement aux demandes qui correspondent à mes intérêts et mon emploi du temps.

Conclusion sur le Deep Work

La concentration est le moteur caché de l'excellence. Pour protéger et améliorer votre concentration, le Deep Work est prometteur.

Voici les règles de Cal :

1. Faites de la place au travail intense.

2. Embrassez l'ennui (ou du moins, tolérez-le).

3. Quittez les réseaux sociaux

4. Réduisez le travail superficiel.

Des règles simples, mais pas faciles, dans un monde hyperconnecté.

Julien

PS : la note de lecture de l'échange entre Cal Newport et Andrew Huberman se trouve ici.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre Deep Work et la méthode Pomodoro ?

La méthode Pomodoro consiste à travailler par blocs de 25 minutes avec des pauses courtes. C'est un outil de gestion du temps, conçu pour rythmer la journée et lutter contre la procrastination.Le Deep Work, lui, est une philosophie de travail plus globale. Il ne se limite pas à un minuteur : il organise vos journées en créneaux de concentration intense (de 1h à 4h), protégés de toute interruption.En résumé : le Pomodoro est un outil que vous pouvez utiliser pendant vos sessions de Deep Work. Les deux sont complémentaires, pas opposés.

Combien d'heures de Deep Work par jour ?

Cal Newport estime qu'au-delà de 4 heures par jour, le cerveau n'est plus capable de fournir un travail en profondeur de qualité. La plupart des gens commencent avec 1 à 2 heures et progressent.Le tout est de commencer. 90 minutes de concentration ininterrompue, c'est déjà 3x plus que ce que la plupart des gens font en une journée entière de travail.

Comment résister aux distractions en open space ?

En open space, les interruptions sont constantes. Voici ce qui fonctionne : Casque audio : même sans musique, il envoie un signal clair aux collègues. Créneau fixe : informez votre équipe de vos plages de concentration (ex : 9h-11h). Notifications coupées : emails, Slack, Teams, tout en mode silencieux.Si l'open space est vraiment hostile à la concentration, négociez du télétravail pour vos créneaux de Deep Work.

Le Deep Work fonctionne-t-il quand on a une équipe à manager ?

Oui, à condition de protéger des blocs précis. Vous ne pouvez pas faire du Deep Work en mode toujours-disponible. Annoncez à votre équipe vos plages sanctuarisées (par exemple 9h-11h tous les matins). Pendant ces plages, vous êtes injoignable sauf urgence majeure définie à l'avance. En contrepartie, vous êtes 100 % disponible sur les autres créneaux. C'est l'inverse du dirigeant qui répond à tout, tout le temps, mais qui n'avance jamais sur les projets de fond.

Comment caler du Deep Work quand mes journées sont déjà pleines ?

Vous ne calez pas. Vous arbitrez. Pendant deux jours, notez ce que vous faites heure par heure. Vous allez découvrir que 30 à 40 % de votre temps part en travail superficiel : emails non urgents, réunions sans décision, switches entre dossiers. Ce temps existe. Il est juste consommé en bruit. Récupérez 90 minutes par jour sur ce gisement-là pour démarrer. Vous ne créez pas du temps, vous le libérez.

Que faire quand mon esprit revient sans cesse à un dossier urgent pendant un bloc Deep Work ?

Notez le sujet sur un papier à côté de vous, en deux mots. Ne traitez pas. Le geste de noter dit à votre cerveau « c'est capturé, on s'en occupera plus tard ». Le sujet arrête de tourner. Si l'envie revient, re-notez (souvent le même sujet). À la fin du bloc, vous regardez la liste. Vous serez surpris : la moitié des « urgences » s'auto-résolvent ou paraissent triviales avec le recul.

Julien Gueniat

Julien Gueniat

Fondateur d'Organisologie.com. Auteur de 3 livres sur l'organisation (Eyrolles, Dunod). Ex-commandant de compagnie dans les troupes de sauvetage (gestion de 150 hommes). Titulaire d'un brevet fédéral en leadership et management. Papa.

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