Méditation sur la définition des objectifs (5 étapes + 7 conseils)

Atteindre ses objectifs

Dans les minutes qui suivent, vous allez découvrir un condensé de mon cerveau sur le sujet de la définition d’un objectif et surtout, sur ce qui entoure la définition de l’objectif. Car concrètement définir un objectif n’est pas plus compliqué que la formule suivante:

Verbe + Quoi Mesurable + Date

Exemple: Réussir mon examen d’anglais C1 d’ici le 31 novembre 2018.

Mais l’exécution de cet objectif se fait dans un contexte physique et mental que je souhaite approfondir dans les lignes qui suivent.

Donc…

Si vous êtes bloqué dans la vie, que vous ne savez pas décider entre plusieurs options et que vous voulez faire la différence pour les années à venir… continuer votre lecture.

Si vous avez l'habitude de travailler avec des objectifs, mais que vos résultats ne suivent pas... continuez votre lecture.

Si vous pensez que formuler un objectif est le chemin pour la réussite, alors vous vous mettez le doigt dans l’oeil (navré). Continuez (aussi) la lecture.

Si vous en avez marre des blogueurs qui ont lu 2 livres et qui vous expliquent comment formuler un objectif SMART, continuez votre lecture.

Et si vous en avez marre des impôts, continuez votre lecture.

Des impôts? Il est où le lien Julien? Si c’est ce que vous vous dites, continuez la lecture.


Avant de foncer dans la lecture de cet article, assurez-vous d’avoir lu l’article qui vous explique l’importance du plan d’action.

Assurez-vous également d’avoir désactivé vos notifications et éloigné votre smartphone. Histoire de pouvoir vous plonger à fond dans ce qui vient.


Étape N°1. Celui qui a un pourquoi assez fort pourra endurer n’importe quel comment.

Pourquoi faire des sacrifices?


John se réveille un jour avec la ferme intention de courir d’ici une année son premier marathon.
Il en parle autour de lui (comme vous verrez plus loin, c’est une mauvaise idée), il lit des livres sur des marathoniens, il intègre un club de course afin de recevoir des conseils de coureurs plus expérimentés. Il commence à s’habiller comme les coureurs, à vivre comme les coureurs. Il remplace ses habitudes par les comportements à succès des coureurs. Il organise sa vie pour son seul objectif: réussir ce marathon.

Il écrit son objectif avec le rouge à lèvres de sa femme, sur le miroir qui se trouve dans la salle de bain.

Glamour, right? 

Lorsqu’il s’entraîne, il éprouve du plaisir à repousser ses limites et à voir son corps se transformer. Mais ce n’est pas que son corps qui change. Son alimentation se modifie ainsi que l’importance qu’il porte à son sommeil. Il devient irritable lorsque des gens se mettent en travers de son chemin, comme Pascal qui n’a pas organisé correctement la dernière réunion et qui traine en longueur… piétinant sur son entraînement du jour.

Il se surprend à juger les paniers des personnes qui ne mangent pas bio et qui consomment trop de sucre ou d’alcool.

Il ne comprend pas pourquoi les gens obèses mangent au McDo…
Il ne comprend pas pourquoi les gens mangent au McDo…

Un jour, John se blesse lors de l’entraînement et la descente en enfer commence. Il ne peut plus s’entraîner et voit son corps se transformer. Ses jambes rétrécissent à vue d’oeil et ses béquilles le handicapent. Il perd ses bonnes habitudes alimentaires et se met à déprimer.

Lorsqu’il est rétabli, c’est à dire 3 mois plus tard, il n’a plus le feu (le mojo, la grinta, l’énergie) pour se remettre à courir. Comme s’il ne s’était jamais posé la question « POURQUOI ». 

Pourquoi ai-je envie de réussir à courir un marathon?

Plus loin dans la lecture de cet article, vous découvrirez ce que John a bien fait… mais là tout de suite, j’ai simplement envie de partager avec vous la citation de Churchill qui dit

« si vous traversez l’enfer, ne vous arrêtez pas »

et rebondir avec la remarque suivante: pour pouvoir traverser l’enfer, vous devez savoir pourquoi vous voulez continuer dans cet enfer.

Et Nietzsche le disait: Celui qui possède un "pourquoi" qui lui tient lieu de but, peut vivre avec n"importe quel « comment ».

Et ce sens sacré que vous devrez trouver vous aidera, mais ne vous épargnera pas des doutes qui se dresseront sur votre chemin. Le doute le plus difficile à gérer (et paradoxalement le plus facile) est le suivant: quand abandonner, quand persévérer?

Comment trouver le POURQUOI qui se trouve derrière votre objectif? 


Car après tout, on ne perd pas du poids pour perdre du poids.
On ne réalise pas un master en chimie pour réaliser un master en chimie.
On ne crée pas un blog pour crée un blog.


Souvent il y a une raison. Elle n’est pas toujours consciente. Elle n'est pas toujours claire et limpide. Mais on peut se mettre en quête de trouver ce sens, ce pourquoi, afin de le mettre à la lumière de la conscience et d’y repenser les moments où rien ne va. Cela vous permettra de repartir ou de gérer le creux de la vague.


4 questions pour trouver votre pourquoi

  • Quel est le point commun des activités passées qui vous enthousiasmaient? Quel est le point commun entre les activités passées durant lesquelles vous ne voyiez pas le temps passer? Quelle est la valeur partagée entre ces différentes activités? Le point commun qui relit toutes ces activités?
  • Quelle thématique saoule votre entourage? Dites-vous que certaines personnes payeraient pour vous écouter en parler. Comment ça? Vous dites que c’est vraiment ennuyeux? Allez, je parie qu’une personne sur 7 milliards est prête à payer pour vous écouter. Pourquoi aimez-vous cette thématique? 
    Est-ce qu’il y a un lien avec la première liste? 
  • Qu’est-ce que vous payez pour pouvoir faire? Pour obtenir quoi dépensez-vous cet argent?
  • Lors d’une conférence que vous donnez, vous passez entre les groupes qui sont en train de discuter de la conférence… que souhaiteriez-vous que les participants disent de votre personne?

Étape N°2 - Quand définir un objectif?


Objectif trop ambitieux


Quel est le meilleur moment pour se fixer un objectif?

Honnêtement, il n’y en a pas. Peut-être que vous allez me dire: Julien, je pense qu’il faudrait éviter de se fixer un objectif lorsqu’on n’est pas motivé. Lorsque le moral est bas.

Pourtant, comme vous le savez déjà, en débutant un projet notre motivation est souvent haute. Et tel un affamé qui entre dans un magasin et qui achète bien plus que ces besoins, se fixer un objectif lorsqu’on est surexcité mène rarement à une exécution performante. 

Augmentation de la motivation

Réfléchissez bien à cela.

En revanche, lorsque vous avez n’avez pas le mojo, lorsque vous n’êtes pas au mieux de votre forme, vous serez plus réaliste sur vos capacités à atteindre un objectif. De cette manière, lorsque vous aurez terminé de traverser l’enfer, lorsque le creux de la vague sera passé, vous serez déjà engagé dans l’exécution de votre objectif et vous pourrez toujours réévaluer votre planification à la hausse. Dans ce sens, c’est toujours plus agréable que l’inverse.

Prenez un moment pour penser à ce que vous venez de lire, c’est important.


Étape N°3. Où?


Où inscrire votre objectif? Car ce qui ne se voit pas ne compte pas. 

Vous allez me dire qu’il faut mettre des post-it partout? Mettre des photos de vos mentors à vos murs pour toujours garder en tête la destination qui vous inspire tant. La destination qui allume le feu sacré?

Je ne suis pas vraiment de ce genre.

Pour ma part, un objectif vient inscrit dans le tableau des scores, et surtout un objectif est accompagné d’une activité ARRPOP (j’en parle plus loin). Le reste, ce n’est pas utile. Pourquoi le tableau des scores? Car c’est la partie visible du système qui vous permet d’interagir avec votre objectif. Ainsi votre objectif n’est pas immobile, il vit avec vous.

Ce n’est pas très clair? Prenons un exemple:

Admettons que je souhaite réussir mon examen C1 en anglais d’ici novembre 2018. Je fais mes recherches sur internet, je demande à des personnes qui sont passées par le chemin que je m’apprête à prendre et je décide de créer les paliers suivants (je suis très motivé et j’habite dans un pays anglophone).

Anglais niveau A1 - 1 mois

Anglais niveau A2 - 2 mois

Anglais niveau B1 - 2 mois

Anglais niveau B2 - 2 mois

Anglais niveau C1 - 5 mois

Objectif sur un super interactif gratuit

Un tableau de ce genre est facile à créer avec Google Sheets et permet d'avoir une vue dynamique sur ce que je prévois de faire (en bleu) et ce que je fais réellement). C'est un exemple de ce que le système SCOREUR permet de faire.

Mais un membre de ma famille tombe malade et je dois retourner au pays alors que je suis au niveau A2. Vais-je conserver mes paliers ainsi? Vais-je les modifier? La question ne peut pas être résolue ainsi, car d’autres facteurs entre en jeu, mais je vais devoir me poser la question suivante « est-ce que ma planification initiale est-elle encore valable où dois-je modifier la deadline? »

Dans le milieu de la rénovation, cela arrive souvent, car il y a des imprévus qui surviennent qui nous incite à revoir les plans (diagramme de Gantt).

Un carrelage amianté est découvert (imprévu).
Une conduite de gaz indiquée ailleurs sur le plan est percée (imprévu).
Les travailleurs intérimaires ne se pointent pas sur le chantier.

L’homme est faillible et rares sont les décisions qui ne doivent pas être adaptées. Même les bonnes.

PRENEZ AVEC: notez votre objectif à un endroit qui vous suit, si possible sur un support interactif, qui vous pousse à constamment réévaluez votre estimation initiale.

Si vous n’aimez pas le système SCOREUR, l’Agenda BLOC vous permet de réévaluer votre objectif chaque semaine. Et surtout, il est plus simple. 


Étape N°4. Qui? À qui devez-vous en parler de votre objectif?


Assez logiquement, vous pourrez parler aux personnes qui n’ont pas de problèmes de vous voir réussir. Mais ce n’est pas toujours facile à trouver.

Avez-vous remarqué à quel point le vent se fait fort plus on arrive proche du sommet? Et à quel point certains compagnons de route rebroussent chemin et vous abandonnent?

Ah non, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit: je ne prétends pas avoir atteint le sommet ni avoir réussi. Je prétends simplement que même à mon niveau (après tout, mis à part avoir changé de carrière, écrit un livre et jeté quelques mots en ligne, je n’ai pas accompli des prouesses, je n’ai pas trouvé le vaccin du SIDA) j’ai pu constater que certaines personnes cessaient de vous soutenir. Ou certaines essaient de vous tacler. 

C’est la vie! Évitez les personnes qui ne veulent pas vous voir réussir.

Entourez-vous de personnes qui n’ont rien à y gagner de votre réussite ou de votre échec (et donc qui seront suffisamment honnêtes pour vous dire quand vous devez presser sur le bouton « siège éjectable »)

Abandonner ou persévérer?


La notion de siège éjectable sera abordé dans un article invité. Si vous souhaitez être notifié de sa sortie,cliquez ici.

Je côtoie des personnes que je considère à succès (dans la vision que j’ai du succès, qui est quelque chose de très personnel) et je me comporte comme avec ma caissière, mon concierge ou mon vendeur d’armes, Boris. 

Si ensuite, ces personnes peuvent avoir comme bonus: être passées là où vous souhaitez passer, être intéressantes, cultivées et avoir un gros réseau… et en plus vous apprécier suffisamment pour ne rien vous demander… alors, considérez-vous chanceux (et c’est donc la preuve que la chance est importante dans la réussite de votre projet).


Étape N°5. Comment définir (sémantiquement parlant) un objectif sera abordé dans les articles suivants:


Oui, vous avez déjà vu le concept Verbe + Quoi mesurable + Date butoir… mais d’autres structures existent.


1.Le Modèle S.M.A.R.T

2. Objectif MALINS

3. Objectif SMAC

4. Exemple d’objectifs annuels

5. Objectif et / ou indicateur SMART?


​7 Conseils généraux appris de mes échecs.


À présent vous sentez le truc arriver, mais ce n’est pas encore fini. Continuer de prendre des notes et de remettre en question mon contenu. Apprenez à être très critique avec ce que vous lisez , ce que vous laissez entrer dans votre corps et surtout… éviter le jugement « juste » ou « faux ».


Conseil N°0. Stratégie VS exécution


Le conseil de base.

La stratégie est la matière très fréquemment enseignée et celle-ci occupe le 80% des cours de management. Pourtant, c’est l’exécution de la stratégie qui est problématique dans la réalité.

Poser des mots sur un papier (votre objectif) vous en conviendrez, n’est pas si difficile que ça. Transformer vos mots en résultats palpables l’est un peu plus.

Je me souviens d’un exercice lors de mon stage pour devenir commandant de compagnie dans les troupes de sauvetage de l’armée suisse… dans lequel je devais déplacer ma compagnie depuis Wangen jusqu’à un bunker dans la région de Genève. Je me souviens avoir passé beaucoup de temps avec mon officier de la reconnaissance et mon officier matériel. 

Tout semblait OK et rien ne pouvait foirer sur le plan. Ma stratégie était bonne.

Lorsqu’on a commencé à se déplacer, des camions qui contenaient mes tentes (qui allaient permettre à mes soldats de dormir dehors) se sont retrouvés coincés dans un petit village. Sans aide-chauffeur. Mes soldats ne pouvant pas monter les tentes dans lesquelles ils allaient dormir, j’ai dû trouver une alternative, qui provoqua un changement de plan, etc. etc.

Mais si vous pensez que cela n’arrive qu’à l’armée (et surtout l’armée suisse), gardez en tête que les chefs de processus que j’appuie lorsqu’ils doivent définir des objectifs sont déterminés à atteindre 5-6 objectifs dans l’année… et qu’après un mois d’exécution, les indicateurs sont délaissés et nous nous retrouvons à réagir à l’urgence.

Une idée magnifique, sans une exécution de qualité, ne vaut rien. J'en parle dans mon livre.

Réfléchissez bien à cela.

Et souvenez-vous que la définition d’un objectif fait partie de la stratégie et non de l’exécution. Lorsque vous devrez choisir entre différentes méthodes, prenez en une qui considère l’exécution de la stratégie comme le problème N°1.


Conseil N°1. Courir après un lièvre, pas deux.

Trop d'objectifs


Dans son livre The effective executive, Peter Drucker le dit haut et fort: un manager doit définir des priorités, mais également des « posteriorités » (de posteriori, donc des priorités que nous décidons de repousser à plus tard), car notre temps sur terre ne nous permet pas, évidemment, de tout faire.

On aurait tendance à l’oublier. Et je le répète, car la répétition est un bon moyen pour mémoriser l’information.

Une autre loi que j’ai découvert pour la première fois dans le livre « meditation on violence, de Rory Miller » s’intitule « La loi de Hick » et stipule que plus votre esprit à de choix, plus celui-ci éprouvera des difficultés à choisir. 

Un peu comme la carte avec 47 pizzas. Ou Tinder.

J’entends souvent dire en occident qu’il est préférable de garder un maximum de portes ouvertes, surtout lorsqu’au début de notre carrière on ne sait pas trop où aller.

À ce propos, je rebondirais sur la remarque d’un participant à la conférence que j’ai donnée à la HE ARC (qui est venu me voir après la conférence) et qui m’a dit « avoir de la marge de manoeuvre c’est bien, mais ne penses-tu pas que cela peut provoquer l’inverse… c’est à dire, lorsqu’on a trop de choix, on ne s’investit plus sur un choix. L’engagement est faible, car dès les premiers obstacles, il y aura cette petite voix qui nous murmurera « et si tu avais pris l’autre option? »

Alors qu’acculés, nous donnons tout. Un peu comme le conquérant du IV siècle avant Jésus-Christ Agathocle de Syracuse qui fit bruler ses bateaux lorsqu’il débarqua en Afrique afin de ne pouvoir choisir la retraite comme option. Je suis persuadé que ses guerriers se sont bien battus.

Plus terre-à-terre maintenant, et je vais aller droit au but: si vous voulez devenir très bon dans un domaine, sélectionnez une voie et gardez à l’esprit que vous n’aurez jamais de garanties. Si vous souhaitez vous amuser et touchez à tout, alors touchez à tout, mais n’espérez pas être meilleur que l’individu qui investit beaucoup plus de temps que vous.

Le calcul est vite fait: si vous avez 3 objectifs en parallèle, vous serez régulièrement confronté à la question suivante « sur quoi je travaille maintenant? Quel lièvre vais-je tirer?» Cette confrontation demande de l’énergie. Et c’est sans compter les obstacles qui se dresseront sur votre chemin et qui vous pousseront à zigzaguer entre vos différents objectifs.

Au fait... si vous voulez à tout prix avoir des garanties…achetez-vous un grill pain (dixit Clint Eastwood).

Aucune garantie


Conseil N°2. Établissez un plan (lien article)


Un plan mon cher ami! Comme vous le savez probablement, définir un objectif ne suffit pas pour battre le quotidien surchargé, il vous faut un plan et si possible, que ce plan prenne la forme d’un système interactif. 

Je ne vais pas me répéter, j’ai écrit un article sur le sujet. Et si vous avez suivi les consignes jusqu’ici, vous l’avez déjà lu.


Conseil N°3. Step by step / étape par étape.


Il y a deux écoles. Deux manières de faire, lorsque je propose une manière de fixer et d’avancer sur ses objectifs.


La première: la technique du petit pas. Assez logique en somme, on ne mange pas un éléphant d’une bouchée. On ne construit pas une maison en un jour (quoiqu’avec les imprimantes 3D cela devient possible) et Paris ne s’est pas fait en un jour. 

Et tous ceux qui bossent aux changements de systèmes complexes savent que tout ce qui est nouveau prend du temps à être installé.

Mais il ne faut pas se cacher derrière ces croyances populaires que tout prend du temps. Parfois, tout peut aller très vite et c’est ce que l’on appelle une opportunité. 

Tout peut aller très vite dans votre environnement extérieur, mais parfois, vous découvrirez que tout peut aller très vite dans votre environnement intérieur. Vous avez de l’énergie, vous avez du temps, vous êtes dans une phase créative, vous êtes prêt à en découdre. Vous voulez en baver.
Bien, dans ce cas, pourquoi ne pas prendre de plus grand bouts d’éléphants? Pourquoi ne pas travailler 2 heures par jour, tous les jours, durant 6 mois?

C'est la deuxième technique (moins populaire). Plutôt que de vous fixer un minimum de 5 minutes (pour éviter de vous retrouver paralysé, ce qui est la recommandation de 99,9% des blogueurs qui ne font pas leur devoir) pourquoi ne pas vous défier? Pourquoi ne pas montrer à la personne la plus importante de la planète (vous) ce que vous avez dans le coffre? Pour ma part, c’est mon genre, mais je ne le fais pas sur de longues périodes… après je deviens con.

Pas de secret, si votre estime est haute: mettez le paquet, mais conservez vos indicateurs à l’oeil. Si vous n’êtes pas au top, alors de petites bouchées feront l’affaire pour venir à bout de votre objectif. Vous pourrez toujours augmenter la taille de celles-ci une fois l’habitude en place.


Conseil N°4. Commencez avant d’être prêt 


Donnez-vous une date limite pour chercher l’information nécessaire et commencer normalement (pas de sprint, mais ne trainez pas les pieds).

L’information n’a jamais été aussi accessible. Il en résulte une activité chronophage qui est la recherche d’information. Et vu que tout le monde a son mot à dire sur tout, l’information est infinie. Tout le monde peut s’improviser reporter, écrivain ou journaliste. 

Il suffit d’une connexion internet.

Après, chercher de l’information sur internet ressemble à cela…

Suivant votre objectif, vous serez tenté d’en savoir plus.

  • Comment créer une entreprise?
  • Comment écrire un livre?
  • Comment bien manger?

À ce propos, j’ai des personnes qui m’ont demandé si j’avais appris à écrire un livre. J’ai même rencontré une personne qui étudiait la manière d’écrire un livre depuis plusieurs mois, mais qui n’avait pas encore commencé à concrètement écrire un livre. Mais là encore, peut-être que cette personne a l’intention de créer un bestseller, alors que ce n’était pas mon cas (souvenez-vous du pourquoi on souhaite faire quelque chose… et vous constaterez que le comment change en fonction de cette première étape).

Si vous voulez lire un livre sur le sujet, je vous recommande le livre « connaître par l’action » de Yves St-Arnaud

Tip: Lorsque vous avez un projet, prévoyez la recherche d’information comme une étape, avec une deadline. Une fois la deadline atteinte, avancez à la prochaine étape. Vous ne saurez pas tout… mais vous savez comme moi que le savoir fait douter. 

Une brute qui marche va plus loin que deux intellectuels assis.
Réfléchissez bien à cela.


Conseil N°5. Créez une liste de récompense spécifique

avec des récompenses spécifiques


Très basiquement, nous recherchons ce qui nous fait du bien et nous évitons ce qui nous fait du mal. Alors oui, c’est simplifier la réalité, car l’humain est complexe. 

Après il y a des gens qui comprennent très bien comment nous fonctionnons et qui vont créer Facebook par exemple. Ils vont nous rendre accros à un peu de dopamine (le petit like, le petit commentaire, le petit tag, la petite vidéo de chat) et sur le long terme… cela ne nous rendra pas plus heureux. C’est même l’inverse (étude).

Mais sans aller dans les méandres de la psyché humaine, définissez une liste de plaisirs spécifiques, que vous vous octroierez uniquement lorsque vous aurez tenu une semaine vos engagements. Ou lorsque vous aurez réussi une étape importante de votre projet.

Et si vous n’avez pas la volonté de travailler pour vous octroyer une récompense spécifique, alors faites intervenir une personne qui vous la donnera lorsque vous lui aurez présenté vos résultats. 

Oui on est compliqué. Riez, riez. 

Conseil N°7. Trouvez votre ARRPOP 


Définissez des Actions Récurrentes Régulières Pourvoyeuses d’Opportunité qui font Plaisir. 

Cette idée m'est venu à la suite de la lecture du livre de Scott Adams, intitulé "How to fail at almost everything and still win bin" (que je viens de racheter en écrivant ces mots...), dans lequel il dit "Goal are for loser, system is for winner". Et j'ai longtemps trouvé dommage de devoir choisir entre les objectifs et la routine (le système qu'il décrit dans son livre).

Objectif VS Routine


Pour moi ce n'est pas soit on utilise des objectifs, soit on met en place des routines (des habitudes). Pour moi, on mélange les doigts et tout le monde est content.

Donc...

La dernière étape, peut-être l’une des plus importantes. Les objectifs nous tirent vers l’avant et nous poussent à nous dépasser. Mais l’un des effets pervers est l’adaptation hédonique. C’est à dire l’habitude que l’on prend à réussir. Et la perte de satisfaction rapide qui suit l’atteinte d’un but.

Un exemple? Souvenez-vous le plaisir que vous éprouviez après avoir obtenu votre permis, ou après avoir conclu avec la personne qui allait devenir votre conjoint. Quelle était cette intensité sur une échelle de 1 à 10 (10 étant une intensité très forte, 1 n’étant pas d’intensité du tout). Et refaites le jeu mental après 1 semaine… quelle était l’intensité?

Et après 3 semaines?

Tout ça pour dire que l’on s’habitue à ce que nous possédons, très rapidement, car la partie de notre cerveau nommée cortex préfrontal ne nous dit pas « Hey, tu seras heureux que 10 minutes, ensuite tout redeviendra normal ».

Et comment font les gens qui travaillent essentiellement avec des objectifs face à cet effet? Face à cette déception? Ils définissent un objectif encore plus ambitieux en pensant que cette fois, celui-ci permettra de trouver le bonheur et la satisfaction éternelle (ou du moins, d’une durée plus longue qu’une semaine). 

"Après l'Audi, la Tesla me rendra heureux".

adaptation hédonique


Dans ce cas, ce monsieur devrait trouver une activité qui lui fait plaisir, le "dommage collatéral" de cette activité, est de gagner suffisamment d'argent pour s'acheter une Tesla. 

Ces victoires de plus en plus grandes stimulent les mêmes zones que la cocaïne et amènent une addiction aux excitations (arousal addictions).

Vous vous demandez peut-être pourquoi terminer mon article sur une note si triste? Une note qui dépeint l’efficacité des objectifs?

Soyez tranquille, la solution arrive. Il s’agit de se focaliser sur l’activité. Sur les actions récurrentes régulières pourvoyeuses d’opportunités qui font plaisir (ARRPOP).


Oui, c’est un long mot, mais l’idée est simple. 


Un exemple, mon livre 2h chrono pour mieux m’organiser. J’avais comme objectif « d’écrire le livre d’ici une date » et non de publier le livre (le fait de publier ne dépendait pas de moi, mais de la maison d’édition, article complémentaire sur la différence entre la zone d'influence et la zone hors influence).

De plus, l’écriture de ces textes me permettait de régulièrement pratiquer ce que j’aimais (écrire) tout en améliorant mon style (grâce au soutien Chloé, la personne chargée de suivre et me conseiller). Cette activité d’écriture me permettait en même temps de développer le modèle SCOREUR en le testant sur moi (et sur un petit groupe).

Donc chaque fois que j’écrivais, j’avais la satisfaction de faire ce qui me plaisait tout en développant l’opportunité de faire connaître mon système.

Si le livre n’avait pas été publié, dites-vous? J’aurai eu pour 25 semaines de contenu déjà créé que j’aurai simplement publié gratuitement sur mon blog. 

L’exemple du sport: je fais de la kettle bell depuis 2 ans, je ne sais pas encore combien de temps je ferais de la kettlebell, mais ce qui compte pour moi, c’est l’activité d’utiliser mon corps et de le garder en forme. (Et surtout, d'avoir la chance de voir ce que peut faire mon corps).Que ce soit avec une corde à sauter, des barres de traction, en nageant au lac, ou en faisant des burpees, ma vision est suffisamment large pour pouvoir quitter une activité physique si celle-ci commence à m’ennuyer (à trop souvent m’ennuyer, disons).

Et mes examens alors? 


Est-ce que mon exemple peut coller pour un étudiant qui cherche à obtenir un diplôme?

À mon avis oui, on ne dénombre plus les personnes qui ont quitté leurs études pour lancer leur business ou pour rejoindre une entreprise et commencer à travailler.

Je me souviens qu’en 2012 (l’année à laquelle j’ai débuté les cours pour obtenir mon brevet fédéral en leadership et management) j’ai décidé de partager les résumés de mes cours sur mon blog.

Cette activité sans objectif (au mieux des jalons) me permettait de développer un esprit de synthèse, de mieux mémoriser ce que j’apprenais, de développer ma présence sur le web et de me faire un réseau.

Par la suite j’ai fait des produits et j’ai été repéré pour écrire un livre. (Et damn… vous êtes ici à me lire et vous êtes sacrément endurant vous la taille de cet article!)

Mais lorsque j’ai commencé, mon but n’était pas de vendre des produits ou d’écrire un livre, mais de simplement faire ce qui me donnait de l’énergie. D'avancer dans une direction, de secouer l'arbre et de voir ce qui allait tomber.

Et je pense que pour mettre le doigt sur votre activité ARRPOP vous devez vous tourner à l’intérieur de vous et observer les activités qui vous donnent plus d’énergie que ce qu’elles vous prennent.

Peut-être que je suis utopique, mais j’aime ça!


Cet article vous a plus? En voici un résumé:


1. Trouvez la raison (le pourquoi) qui vous pousse à faire des sacrifices pour avancer sur votre objectif (avant de commencer à travailler sur votre objectif).

2. Définissez votre objectif, même quand vous n'êtes pas motivé. C'est paradoxale mais il y a des avantages à justement le faire à ce moment.

3. Entourez-vous de personnes qui sont passées par le chemin que vous vous apprêtez de prendre, et qui n'ont aucun problème de vous voir réussir.

​4. Inscrivez votre objectif à un endroit où vous allez régulièrement devoir réfléchir à sa faisabilité, tel le système SCOREUR.

5. Comment écrire un objectif? Verbe + Quoi mesurable + Date butoir.


7 Conseils issus de mes échecs


1. Ce qui est compliqué, c'est l'exécution de la stratégie, pas la définition de l'objectif (qui est une partie de la stratégie).

2. Concentrez-vous sur un objectif principal à la fois.

3. Allez-y étape par étape, ou alors, défiez-vous.

4. Commencez avant d'être prêt (et évitez de chercher indéfiniment de l'information, car celle-ci est illimitée).

5. Soyez spécifique sur les récompenses que vous vous octroyez lorsque vous travaillez sur vos objectifs.

6. Trouvez votre ARRPOP (Activité Récurrentes Régulières pourvoyeuses d'opportunités qui font plaisir. 


​Pour ceux qui ont l'énergie d'aller plus loin 😉 


  1. ​Définir un objectif SMART

  2. Définir des indicateurs SMART

    3. Article invité -> Le danger des objectifs (et comment les éviter)

    4. Bonus (lecture non impérative): Créer vos objectifs malins pour faciliter l'action

Merci pour votre attention

J.

PS: En donnant votre avis sur la lecture, vous accéderez automatiquement à la vidéo de ma conférence que j'ai donné sur l'atteinte des objectifs (Première partie de 38 minutes vidéos). 

Sources:

La loi de Hick
​​Adaptation hédonique​​​
Start with why de Simon Sinek
En finir avec la procrastination de Petr Ludwig
Stick with it de Sean Young


https://www.google.ch/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=2&ved=0ahUKEwiRqtfdit_XAhWGWxQKHWxTDk4QFgguMAE&url=http%3A%2F%2Fsonjalyubomirsky.com%2Fwp-content%2Fthemes%2Fsonjalyubomirsky%2Fpapers%2FMLN2012.pdf&usg=AOvVaw11QbG3MOcIwrHHbbs70HJg
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