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Pourquoi votre effort vaut 50 fois plus sur le bon projet (avec Stan Leloup)

Stan Leloup a coupé 3 business rentables pour se concentrer sur un seul. Sa leçon après 10 ans d'entrepreneuriat : la quantité d'effort qu'une entreprise exige de vous est indépendante de son potentiel de revenus maximal. Vous travaillerez aussi dur dans une pizzeria que dans un SaaS.

Pourquoi votre effort vaut 50 fois plus sur le bon projet (avec Stan Leloup)
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Ce texte a été créé par mon Cerveau Agentique. Quand un contenu est rédigé avec l'aide de l'IA, une annonce comme celle-ci se trouve au début de l'article.

Il y a une question que Stan Leloup s'est posée il y a trois mois, et qui a déclenché la coupe la plus brutale de sa carrière entrepreneuriale.

Pas une question sur les chiffres.
Pas une question sur la stratégie.
Une question sur l'effort.

"Est-ce que ça demande nécessairement plus d'efforts de bosser sur Schoolmaker que sur IA mania ?"

Sa réponse, dite calmement au micro de mon podcast : "Non. Peut-être même moins."

Cette phrase, c'est dix ans de carrière condensés. Dix ans à choisir des projets, à les pousser, à les voir plafonner. Dix ans à croire qu'il faisait des choix d'entrepreneur quand il faisait, en réalité, des choix d'effort.

Si vous tenez une PME et que vous lisez ça en buvant votre café avant d'attaquer une journée à 12 heures, prenez-vous trois minutes. La leçon qui suit peut redessiner les cinq prochaines années de votre boîte.

L'invité, en deux phrases

Stan Leloup tient Marketing Mania (486 000 abonnés YouTube, des analyses denses sur la psychologie du marketing), Schoolmaker (plateforme SaaS d'hébergement de formations), et il a vendu pour plusieurs millions d'euros de formations en ligne depuis 2013. Pendant des années, il a aussi tenu IA mania (chaîne YouTube sur l'IA), l'École des Copywriters, et plusieurs autres projets en parallèle.

Au moment où j'enregistre l'épisode avec lui, il a tout coupé depuis trois mois. Sauf Schoolmaker.

Le biais qui détruit silencieusement les PME

On l'appelle le "biais du monde juste". L'idée que plus c'est dur, plus c'est récompensé. Que le mérite et l'effort sont proportionnels au résultat.

C'est faux.

Une pizzeria locale demande énormément de travail. Sa vie entière, le pizzaiolo travaillera dur. Et son plafond restera celui d'une pizzeria locale.

Une chaîne YouTube qui décolle demande aussi énormément de travail. Le créateur passera ses week-ends à monter, à scripter, à chercher des angles. Et son plafond peut être cent fois plus haut.

Même effort fourni.
Plafonds incomparables.

"Le regret souvent que j'ai, c'est de me dire j'ai fait un truc qui marche, mais j'aurais pu être plus ambitieux. Tout l'effort que j'ai mis sur ce truc, j'aurais pu le mettre sur un truc 10 fois plus grand." - Stan Leloup

Et c'est ici que la phrase devient inconfortable. Parce qu'elle n'est pas dite par un youtubeur amateur. Elle est dite par quelqu'un qui fait des millions d'euros de chiffre d'affaires. Quelqu'un que la plupart des entrepreneurs considéreraient comme "arrivé".

Le moment où Stan a vu son propre plafond

Stan a un mot pour décrire sa carrière jusqu'à récemment : un portfolio. Marketing Mania au centre. IA mania à côté. L'École des Copywriters. Et Schoolmaker, qui poussait en arrière-plan.

Quatre business à des stades différents. Tous rentables. Tous demandant son attention.

Quand on regarde ça depuis l'extérieur, ça ressemble à la diversification dont tout le monde parle. La stratégie saine. Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.

Sauf qu'un jour, Stan a fait l'exercice que peu d'entrepreneurs osent faire vraiment. Il a regardé chaque projet et il a estimé son potentiel maximum théorique.

IA mania : 1 à 3 millions d'euros par an, si tout marchait parfaitement. Schoolmaker : potentiellement 50 fois ça. Logiciel SaaS, revenu récurrent, marché international, traduit, indépendant de sa personnalité.

Le même effort, multiplié par 50.
Le calcul devenait grossier dès qu'il était posé.

Pourquoi personne ne fait ce calcul

Vous avez déjà tenu ce raisonnement intuitivement. Vous savez, au fond, que certains de vos projets ont un plafond plus bas que d'autres.

Vous ne coupez pas pour autant.

Pourquoi ? Parce que les petits projets ne sont jamais "mauvais". Ils rapportent et ils marchent - ils font même, parfois, des cartons modestes. Et l'argument intérieur qui les protège est toujours le même : autant le garder, ça gagne de l'argent.

"Je me retrouvais avec un gros truc, plus des trucs un peu moyens, plus quelques petits trucs. Et finalement, il vaudrait mieux concentrer mon énergie sur une seule chose." - Stan Leloup

Le piège n'est pas que les petits projets vous coûtent de l'argent. Le piège est qu'ils vous coûtent votre attention de fondateur.

Ils vous coûtent le niveau de détail où vivent les vraies optimisations. Ce niveau auquel vous ne descendez jamais quand vous gérez cinq projets, parce que vous êtes occupé à arbitrer entre eux.

Trois mois après s'être concentré exclusivement sur Schoolmaker, Stan a redécouvert son propre programme d'affiliation. Un programme qu'il avait laissé tourner en arrière-plan pendant des années, avec un lien planqué en bas du site et une structure de commission incompréhensible. Et qui générait déjà, sans aucune optimisation, des dizaines de milliers d'euros.

En une semaine de focus, il a refait le pitch, déplacé le lien, ajouté des automatisations, et donné aux affiliés six idées concrètes de promotion. Son estimation : des dizaines de milliers d'euros supplémentaires sur six mois.

Cette optimisation, il aurait pu la faire il y a deux ans. Il ne l'a pas faite. Pas par manque de compétence. Par manque d'attention disponible.

Je vous laisse imaginer le coût du retard.

La question qui vous concerne, maintenant

Reprenons le café. Posez-vous la question, sérieusement :

Quel est le plafond maximum théorique du projet sur lequel vous passez 80 % de vos heures cette semaine ?

Si vous ne savez pas, c'est déjà une réponse. Vous n'avez jamais fait le calcul.

Si vous savez, deuxième question : consacrez-vous moins d'efforts à ce petit projet qu'à un projet au potentiel dix fois supérieur ? Probablement pas. Vous y travaillez autant, sinon plus. Parce que les petits projets exigent un effort constant pour ne pas mourir.

C'est exactement ce que je vois chez les dirigeants qui passent en coaching avec moi. Ils travaillent dur. Mais ils investissent leur effort dans des projets dont le plafond ne justifie pas l'investissement.

Ce qu'on n'a pas couvert ici (et qui mérite l'écoute)

L'épisode complet avec Stan dure une heure et demie, et trois passages valent à eux seuls le déplacement.

Le système V1/V2/V3 qui élimine 75 % de ses vidéos avant qu'elles partent en écriture.

Stan détaille son processus de création vidéo en cinq étapes - pitch, concept, V1, V2, V3 - chacune étant un point de contrôle où une mauvaise idée peut mourir avant de coûter trois semaines de travail. C'est transférable à n'importe quel projet où vous risquez d'investir des semaines dans la mauvaise direction.

La décision de couper l'École des Copywriters malgré sa rentabilité.

Stan explique l'équation du plateau du tunnel de vente : pourquoi un business profitable peut être structurellement bloqué, et comment il a vu venir le plateau avant même de l'atteindre. La logique est applicable à toute activité d'acquisition payante.

Pourquoi la passion est générée par la maîtrise et pas l'inverse.

Stan revient sur sa lecture de Cal Newport et Scott Adams. Sa thèse, qui détonne dans l'écosystème entrepreneurial français : la passion n'est pas un point de départ, c'est un sous-produit. On apprend ce qui crée de la valeur, on devient bon, on développe une passion. Pas l'inverse.

Comment Stan Leloup bâtit un empire sans stress (Schoolmaker) - épisode complet sur YouTube.

Avant de fermer cet onglet

Si vous ne deviez retenir qu'une chose, ce serait celle-là.

Votre effort est fini. Votre énergie de fondateur ne se duplique pas. La seule variable que vous pouvez changer, c'est où vous l'investissez.

Si vous voulez creuser la mécanique de visibilité qui rend ce calcul possible - voir tous vos engagements dans un lieu unique avant de décider ce que vous coupez - l'article sur l'organisation du patron comme levier stratégique en pose les bases.

Pour le cadre d'engagement trimestriel que Stan utilise depuis 2014 et que j'enseigne aussi, c'est L'Année des 90 Jours.

Julien

Julien Gueniat

Julien Gueniat

Fondateur d'Organisologie.com. Auteur de 3 livres (Eyrolles, Dunod). Ex-commandant de compagnie dans les troupes de sauvetage (gestion de 150 hommes). Titulaire d'un brevet fédéral en leadership et management. Papa.