On est samedi 20.02.2026 et tout allait basculer.
Elisabeth, ma femme, me dit :
il faut trop que je te montre une vidéo.
Habituellement à cette heure, on est posé tranquille à discuter et à se remettre de nos émotions de la semaine (2 enfants en bas âge, ça calme).
Je me dis que ça doit en valoir la peine.
Donc je regarde bouche bée un type présenter Openclaw. Le type est tellement excité qu'on a l'impression qu'il est sous coke.
Pendant la vidéo, il dit :
il faut que vous achetiez un mac mini et que vous installiez OpenClaw.
Donc 5 jours plus tard, je reçois mon mac mini.

Il est mercredi 25.02.2026.
Depuis, je réalise à quel point le monde dans lequel on vit a déjà basculé.
Ça me rappelle un article sur l'IA Wait but Why qui utilise une image très parlante de l'IA (lien en fin d'article, sinon vous n'arriverez jamais aux pépites).
C'est comme ce TGV qui arrive en gare.
On se dit que l'on aura le temps de monter dedans, mais en fait non, quand on réalise que le TGV entre en gare à pleine vitesse, c'est déjà trop tard, le train est passé.
Alors oui, Nassim Nicholas Taleb vous dirait que ce qui est douloureux avec le fait de manquer les trains, c'est de se mettre à courir après.

Mais le train de l'IA, et notamment des agents IA comme Openclaw (car c'est bien de ça qu'il s'agit), ce n'est pas trop tard.
Je dirais que c'est la même vague que ChatGPT en novembre 2022. Souvenez-vous.

Une vague dans la vague.
Sauf que ça s'accélère, parce qu'aujourd'hui les IA codent les prochaines IA. Et donc, ça tourne 7/7. Un peu comme les dark factories en Chine.
Franchement, on rentre dans un monde dystopique et les conversations que j'ai avec ma femme sont parfois irréelles.
C'est flippant et excitant. Comme un épisode de la série Black Mirror.
Le but de ce billet, qui sera continuellement actualisé au gré de mes découvertes (abonnez-vous ici pour être notifié des modifs) retrace mes premières heures avec Openclaw.
Je vous partage ce qu'est Openclaw, comment je l'ai installé, ce que j'ai fait avec, les frustrations, mes explorations du moment et pourquoi être organisé est encore plus important à l'heure des agents IA.
Comme mise en bouche, voici le post sur X de @BrivaelFr
Que tout le monde code avec des agents.
La réalité : 0.005% de la population mondiale a utilisé Claude Code.
Quand tu sors de X et que tu parles aux gens dans le vrai monde, 99.9% n'ont jamais entendu parler de Claude Code.
La plupart ne savent même pas ce qu'est un agent. On vit dans une bulle tech où chaque nouvelle release donne l'impression que la révolution est déjà terminée.
Elle a même pas commencé.
Les entreprises tournent encore sur des process manuels de 2015.
Des spreadsheets partout.
Des workflows que personne n'a jamais remis en question.
L'inertie des systèmes existants est massive.
Et c'est exactement pour ça que l'opportunité est énorme.
Quand 99.9% du marché n'a même pas conscience de ce qui se passe, tu n'es pas en retard. Tu es absurdement tôt.
Le vrai shift ça ne sera pas quand les devs X auront tous adopté Claude Code.
Ce sera quand les entreprises qui ne savent même pas ce qu'est un LLM commenceront à restructurer leurs opérations autour des agents.
On en est nulle part.

C'est quoi OpenClaw
OpenClaw est un paquet de lignes de code (400'000 lignes quand même) créé par Peter Steinberger que vous installez sur votre ordinateur.
Enfin, pas vraiment VOTRE ordinateur, car OpenClaw peut justement prendre le contrôle de votre ordinateur.
Et donc avec cette puissance et ce potentiel, vient une série de risques.
Que se passe-t-il si une personne prend le contrôle de votre agent via un e-mail envoyé à votre agent ? Cette personne pourrait potentiellement voler vos données, etc.
Mais c'est le risque à payer que prennent les innovateurs et premiers utilisateurs d'une technologie.
Il y a aussi des avantages inhérents à faire partie des premiers.

Heureusement, ça avance vite (bien qu'OpenClaw soit sorti en janvier 2026). Il est possible de donner des instructions à votre agent IA pour réduire les risques.
Cependant, il est recommandé, au début, de ne pas installer votre agent sur votre ordinateur.
Et donc on passe du paradigme :
J'ai une app qui m'aide à structurer mes idées, me challenger sur des idées, sur mes réflexions, voire pour les plus fainéants, écrire tous leurs posts LinkedIn/mails/ et même les commentaires (avec le risque de voir leur cerveau s'atrophier)...

... au paradigme : j'ai un assistant virtuel qui peut effectuer des actions en son nom.
Vous ne donneriez pas les accès à votre cerveau numérique ou votre messagerie à votre assistant ?
De la même manière, avec des agents IA, vous ne donnez pas vos accès admin. Vous créez des accès pour eux (et vous payez des abonnements pour eux).
Avant, avec un "simple" LLM comme ChatGPT, vous alliez l'utiliser pour aller plus vite sur une tâche. Avec un agent plus ou moins autonome, vous lui confiez une tâche (et les ressources pour l'exécuter).
Quand ça ne fonctionne pas, son programme (que vous aurez paramétrée) peut lancer une recherche pour trouver les causes du problème et j'en passe.
Votre agent peut vous rappeler, via WhatsApp, Telegram et j'en passe, d'effectuer une certaine tâche.
Il montre même plus d'empathie que beaucoup d'humains (comme le prouve la capture d'écran plus loin).
Il peut, à certains moments, se connecter sur son compte Twitter (ou le vôtre, mais j'ai testé sur un compte à son nom) et poster, liker, échanger... en utilisant une base de données spécifique (je lui ai donné accès à mes 2300 mails envoyés entre 2020 et 2025).
Il peut traiter vos e-mails, envoyer des e-mails et même faire tourner un business.
C'est le cas de Felix, l'agent de Nat Eliason qui gère Clawmart, un lieu où vous pouvez acheter des "skills" pour augmenter les capacités de votre agent.
Ça me rappelle l'époque où je jouais à Guilds of War, un MMORPG dans lequel je pouvais développer mon personnage et m'associer avec d'autres joueurs pour aller défoncer des monstres.

Sauf que là, on est dans la vraie vie. Et la vraie vie, c'est plus compliqué (et je suis aussi papa, alors qu'à l'époque, c'est plutôt mon père qui me disait de décrocher des écrans).
Comment j'ai installé OpenClaw
Je me suis rendu sur le site openclaw.io puis j'ai ouvert le terminal de mon Mac mini pour lancer la commande d'installation.

Et j'ai suivi les étapes. À côté de ça, pour m'aider à comprendre ce que je voyais à l'écran, j'utilisais Claude (abonnement à 20€/mois).
C'était juste avant que Peter (le créateur d'OpenClaw) décide de rejoindre OpenAI après avoir renoncé à rejoindre Anthropic (la boite derrière Claude) et donc du jour au lendemain, Claude ne sait plus de quoi on parle quand je lui parle de "Openclaw".
Mais en forçant un peu (en insérant l'url du site), ça passe. Ne croyez pas tout ce que les LLM vous disent.

Le jour d'après.... 😅

Il y a un business et des agendas derrière ChatGPT, Gemini, Claude, etc. Et si un jour un terme ne doit plus apparaître dans une IA, croyez-moi, il n'apparaîtra plus.
Je ne vais pas vous donner les étapes à suivre pour installer OpenClaw sur votre ordinateur.
Mais voici deux-trois trucs à garder en tête.
- Ça prend toujours plus de temps qu'imaginé (je ne compte pas mes heures, mais je prends mes heures sur le peu de temps libre que j'ai à côté de mon activité, ma vie de jeune papa, mon couple, etc.).
- N'installez pas ce truc sur votre ordinateur.
- Séparez les comptes : j'ai créé un nouveau compte Apple. J'ai même créé une carte de crédit virtuelle limitée à 100€/mois qu'il peut utiliser).
- Installez la communication par smartphone via Whatsapp ou Telegram (Telegram c'est plus facile).
- Au moment de l'installation, équipez-vous d'un LLM avec des données récentes (type Grok, Claude ou ChatGPT) pour vous aider quand vous rencontrez des problèmes (et copiez/collez ce que le terminal vous indique comme réponse).
Concrètement, quand j'avais un problème dans le terminal, je cherchais la réponse sur Grok ou Claude. Puis je retestais.
Je n'ai jamais écrit autant de lignes dans le terminal de mon Mac.
Après 2 semaines, j'utilise 0.05% du potentiel de l'agent.
Et vu que le modèle s'améliore, je suis loin de maîtriser celui-ci.
Par contre j'ai décidé de prendre ce train (j'avais décidé de ne pas prendre le train LLM), parce que ça me parle plus (l'idée d'agents IA autonomes).
Ce que j'ai fait avec Openclaw
Tu fais quoi avec ton agent ?
C'est une question que m'a posée mon barbier et toutes les personnes à qui je parle de celui-ci.
Et je n'arrive pas encore à trouver une bonne réponse.
Je suis comme ce type qui est tombé amoureux d'une perceuse parce que je la trouve cool, et qui tourne dans sa maison en cherchant où faire des trous.
Et ça me rappelle mes débuts avec mon assistante : je l'ai engagée pour faire la tâche 1,2,3 et au final, je réalise, en travaillant avec elle, que je peux lui faire faire la tâche 4,5,6,7,8.
En me lançant dans l'aventure Alfred (le nom de mon agent), j'ai décidé de créer un projet de type exploration avec un premier objectif :
Alfred répond à un commentaire sur la communauté de l'Organisologie
Je m'étais donné deux semaines car j'avais peu de temps et que je n'y connaissais rien.
Le premier soir, on regardait Alfred contrôler l'écran pour :
1. Se connecter avec son compte modérateur (pas mon compte admin)
2. Créer sa présentation en utilisant une image prise sur mon site
3. Puis répondre à une cliente qui venait de se présenter...

Le jour suivant, pendant que le café montait, j'envoyai un message audio via Telegram à Alfred pour lui dire de retrouver une conversation sur le forum et d'y répondre.
Il s'exécute pendant que je bois mon café.

Alors oui, c'était déjà possible avant, via des automatisations qui connectaient différents LLM entre eux, mais ici, on a moins besoin de savoir à l'avance ce que l'on souhaite faire pour se mettre à tester.
Évidemment, je ne vais pas déléguer mes interactions que j'ai avec des humains, à des machines. C'est le dernier truc à déléguer à mon avis...
Mais d'autres ne sont pas de mon avis.

Animer un compte twitter
Un autre truc que j'ai testé, c'est qu'Alfred anime son compte Twitter en utilisant comme base de données mes emails.
Je lui transmets mes e-mails, lui donne des prompts, et un pdf obscur que j'avais acheté il y a plusieurs années intitulé "L'art de twitter" (en gros, comment être visible sur Twitter).
Je lui demande de lire le PDF, me présenter la stratégie, après quelques échanges, je valide et il se met à poster. Il me fait des comptes-rendus, etc.

J'ai vite coupé le bordel, quand il a commencé à me glisser des mots russes ou chinois dans ses posts...
Et de toute manière, c'est un exemple typique de tâche inutile, vu que ma stratégie n'est pas d'être visible sur X.com.
Journaling quotidien
2x par jour, il me demande de lui faire un audio de ce qu'il se passe dans ma vie, il compile les données.

À présent, les frustrations.
Les frustrations
Première frustration : j'aimerais y passer plus de temps
Mais en ce moment, j'ai d'autres projets sur le feu qui doivent démarrer/se terminer.
Notamment, la mise à jour du Cerveau Numérique, le setting sur Linkedin, et j'en passe.
Deuxième frustration : savoir quel LLM utiliser pour le type de tâche
Claude Opus 4.6 est l'un des meilleurs modèles du moment à mon sens. C'est flippant. Et tous ceux qui utilisent Claude Code ont des cernes qui descendent au niveau des genoux.
Mais l'abonnement ne fonctionne pas (en tout cas pas l'abonnement à 20€), peut-être que l'abonnement Max (à 100 ou 200€ mois fonctionne), mais utiliser de précieux tokens pour des tâches à faible valeur ajoutée n'est pas pertinent.
Je suis donc passé par une API en y mettant une limite sur le montant dépensé afin d'éviter les mauvaises surprises.
En discutant de ça avec un pote, il me recommande Abacus qui a comme objectif de choisir quel LLM est le plus pertinent en fonction de la tâche à exécuter.
Donc je ne serais pas surpris de voir débarquer dans les prochaines mises à jour une sorte de routeur automatique.
C'est déjà possible actuellement en créant des sous-agents avec des spécialisations, des modes opératoires propres et des identités propres. Mais je n'ai pas encore eu le temps de me pencher sur le sujet.
Aujourd'hui Alfred utilise Minimax, le plan starter à 20 dollars/mois. Pas encore rencontré de limites. Mais bon... un peu moins intelligent que Claude.
Troisième ex-frustration : la gestion de sa mémoire
Il oubliait des conversations qu'on avait eues, il n'apprenait pas de ses erreurs. Donc j'ai acheté Felix, pour augmenter son efficacité, sa sécurité et sa mémoire. Depuis c'est mieux mais je dois encore le rappeler à l'ordre.


Quatrième frustration : ça ne libère pas du temps
Alors évidemment je suis dans la phase d'apprentissage et c'est normal, comme quand on installe un système personnel d'organisation, d'avoir un investissement initial… avant d'en récolter les bénéfices.
Mais je sais aussi que la technologie digitale a une signature particulière qui consiste à accélérer le monde qui nous entoure.
Prenez l'e-mail : il devait nous faciliter la vie.
Et c'était le cas pour les premiers utilisateurs.
Avant l'ordinateur, on pouvait espérer écrire 5-6 lettres par heure.
Aujourd'hui on peut répondre à 30 mails par heure (tout dépend du type de mail et des agents en place, par exemple si vous avez un agent qui rédige des réponses en brouillon)... mais tout le monde s'y met (ou va s'y mettre).
Et donc le gain initial disparaît, parce que la nouvelle norme n'est plus de répondre à 5-6 lettres par heure, mais de répondre constamment, jour, nuit et week-end à ses e-mails. Cette laisse numérique.
Parenthèse sur les "solutions" bancales des entreprises qui augmentent le problème
On a un problème avec les e-mails ? Alors tenez Teams, Slack et autres messageries instantanées.
Mais le problème demeure, car le problème n'est pas l'outil, mais la méthode et la manière d'utiliser celui-ci dans l'entreprise.
Mais bon, on préfère avoir tort ensemble, que raison en étant seul. De la même manière, un dirigeant préférera souvent (quand il est salarié), se joindre à ce que font les autres dirigeants, c'est plus facile de défendre.
Tout comme la création de contenu : il est de plus en plus facile de créer du contenu intéressant (pour peu que vous soyez intéressant, garbage in garbage out) à l'aide de l'IA.
Si je discute avec un ami et que c'est top, je peux transmettre à Alfred, qui m'extrait des pépites. Je peux ensuite lui demander de poster... OU de relire, ou d'acheter.

Bref.
Mais la capacité attentionnelle mondiale n'augmente pas.
D'ailleurs, avant, beaucoup d'humains consommaient du contenu pour les humains, fait par des humains.
Aujourd'hui beaucoup d'humains consomment du contenu 100% fabriqué par de l'IA.
Pour tous ceux qui vivent de l'attention des humains, le game se complique.
Et donc ?
La contrainte se déplace, elle n'est plus sur la création du contenu (la page blanche), mais sur la qualité du contenu qui doit être encore bien meilleure pour espérer obtenir un peu d'attention (félicitations si vous lisez ces mots).
Il n'y a pas que des frustrations avec OpenClaw.
Ce qui est excitant avec OpenClaw
L'autonomie
J'y reviens dans la conclusion, mais rapidement, là où une app LLM m'aide à mieux réaliser une tâche, l'agent est autonome. L'enjeu est moins "comment faire le job" mais "que vais-je faire et pourquoi?"
C'était déjà l'enjeu avant, mais l'importance de ces questions augmente parce qu'il y a moins d'efforts à fournir pour réaliser une tâche (ou faire réaliser une tâche).
Avant je devais payer une personne ou apprendre à faire le travail (via un livre, une formation, un coaching, l'essai et erreur), aujourd'hui je fais des trucs sans savoir ce qu'il se passe sous le capot.
Par exemple, l'amélioration de la page la minute des PROS, a été possible en très peu de temps avec l'aide de Claude (sous ma supervision... ou inversément, je ne sais plus vraiment).

Ne soyez pas outré.
Obtenir des résultats sans savoir ce qu'il se passe dans l'arrière boutique n'est pas nouveau : la viande ne pousse pas dans des barquettes et vous ne savez pas comment votre smartphone arrive à prendre des photos.
La sérendipité
La sérendipité, ce sont ces heureuses découvertes que l'on ne peut pas planifier.
Beaucoup de business fleurissants sont issus de cet heureux hasard, sur lequel on rationalise après coup. Quelques exemples :
- La Pénicilline : Découverte par Alexandre Fleming en 1928 suite à l'oubli de boîtes de Petri qui ont moisi durant son absence.
- Le Post-it : Résultat d'une erreur de fabrication de colle qui ne collait pas assez.
- Le Viagra : Initialement testé pour des problèmes cardiaques, les effets secondaires ont révélé un marché bien plus vaste.
- Le Micro-ondes : Dérivé d'une erreur liée à des technologies radar.
- Le Champagne : Né de bouteilles qui explosaient ou pétillaient par "accident".
- Les Chips : Créées par un chef agacé par un client qui trouvait ses frites trop épaisses et qui les a coupées si finement par provocation qu'elles sont devenues un succès.
- Le Coca-Cola : Issu d'une erreur de pharmacien cherchant initialement un remède.
- Le Pacemaker : Découvert suite à l'utilisation d'un mauvais composant électronique dans un circuit.
- Les Rayons X : Découverts par accident lors d'expérimentations sur les tubes cathodiques.
- Le Prozac : Conçu pour la dépression, il s'est révélé multifonctionnel par le bricolage des circuits de sérotonine (anxiété, boulimie, trac).
- Organisologie (le business par le nom) : Créé officiellement suite à un e-mail de PayPal demandant la provenance de revenus sur un compte, me forçant à formaliser mon activité.
Un cas concret de découverte avec OpenClaw
OpenClaw m'a permis de quitter ActiveCampaign pour de bon.
Parce que j'attendais ce type d'assistant IA pour extraire tous les e-mails qui étaient stockés dans ActiveCampaign mais que je ne pouvais pas extraire facilement.
En demandant, à ma femme, comment faire faire le travail à Alfred, elle a posé la question à Claude et la réponse était la suivante : n'utilise pas un agent IA, ce serait gâcher des ressources.
Utilise plutôt du code Python pour utiliser l'API d'ActiveCampaign et extraire les e-mails. En une heure le problème était éliminé.

Pour la petite histoire, je payais 60 dollars chaque mois pour maintenir mon accès à cette base de données.
Désormais j'utilise Notebook LM pour trouver des idées que j'ai déjà rédigées et c'est game changer (par exemple la liste de produits découverts avec "sérendipité" est issue de mon Notebook LM, qui a accès à tous mes e-mails et qui va chercher les exemples (je sais que je les ai rédigés dans un e-mail)...



Imaginez avoir un assistant qui vous permet de chercher dans tous les e-mails envoyés par vos collaborateurs.
Ça vous aiderait à savoir ce qui s'est dit, à avoir accès à la bonne information, etc. Évidemment, il y a le problème de protection des données, etc etc.
Mes explorations du moment
- En ce moment je travaille sur un flux pour extraire des comptes-rendus (suite à mon échange avec Louis et la demande d'un client) pour avoir un minimum d'interaction manuelle entre la capture du compte-rendu et la présence des tâches dans l'agenda (Cerveau Numérique).
Je réfléchis beaucoup au flux final, sans utiliser Alfred, mais en attendant, je teste avec Alfred. - Je cherche à le connecter aux e-mails en passant par Himalaya (un client de messagerie en ligne de commande (CLI) écrit en Rust, conçu pour gérer les e-mails directement depuis le terminal.)
- Je cherche à lui donner le contrôle sur Workflowy via un serveur MCP (compte test) pour qu'il puisse lister les tâches à faire, en cours, et réalisées.
Ça me permettrait de garder la vue d'ensemble des trucs en cours. - Mais surtout, j'observe d'une manière différente ce que je fais derrière mon écran. Quand il y a de la répétition, je me demande ce que je pourrais déléguer.
Ce qui change
J'en parlais avec Elisabeth (la meilleure) et Damien (mon spécialiste stratégie), avant l'exécution était fondamentale.
Aujourd'hui la question n'est plus "comment faire" mais "quoi faire" ou encore mieux "pourquoi le faire" ?
Ça semble anodin, mais avant le "comment" était limitant.
Si je voulais développer une app, je devais y passer du temps OU payer un type pour le faire. Cette friction m'incitait à mieux réfléchir à l'utilisation de mes ressources (je me répète, mais la marteau-thérapie est importante ici pour fixer la notion).
Avec Claude Cowork ou les agents qui vont s'améliorer, se démocratiser, tout le monde pourra avoir plusieurs agents qui exécutent une multitude de tâches.
Comme une personne qui se payait les services d'une autre personne.
Sauf que ce sera bien plus accessible. La contrainte se déplace sur l'allocation des ressources (avec les agents IA, vous pouvez désormais vous disperser plus rapidement dans plus de directions).
La phrase de Peter Drucker est encore plus importante à l'heure de l'IA :
"Il n'y a rien de plus inutile que de faire parfaitement ce qui ne mérite pas d'être fait."
Et dans un autre registre, faisons gaffe à ne pas inventer des problèmes à résoudre parce qu'on peut le faire avec l'IA.

Ce qui nous amène à ma conclusion.
Pourquoi être organisé est encore plus important à l'heure des IA ?
Je remarque qu'avec mon agent qui tourne à 0.05% de son potentiel, je perds déjà la vue d'ensemble des tâches en cours.
Donc comme un assistant humain, les principes de la délégation entrent en jeu (et donc de management).
Je formule clairement une demande, je contrôle, je fais corriger, j'en tire des conséquences (4C de la délégation).
Et donc ma prochaine étape est d'avoir un espace de collaboration avec Alfred.
C'est le premier point.
Si vous n'êtes pas organisé, votre agent ne le sera pas non plus. Ne serait-ce dans la sauvegarde des clés API, des tokens et j'en passe.
Deuxième point, le plus important : ma perspective sur l'organisation personnelle a beaucoup évolué durant les 10 dernières années.
Je voyais celle-ci comme un système destiné à améliorer le ratio entre valeur produite/ressources requises.
Tel un levier qui m'offre la possibilité de déplacer plus facilement, plus rapidement, une charge lourde... le système personnel d'organisation m'offre la possibilité de créer plus rapidement, plus facilement, plus longtemps, de la valeur.
Mais avec les agents IA le choix de ce que je décide devient crucial.
Je peux avoir une voiture qui roule vite, si la direction est mauvaise, autant prendre le vélo et me rendre à la bonne destination.
C'était déjà le cas avec les technologies précédentes (voiture & vélo / calepin & application notion)... mais avant on avait besoin de faire avec.
Là on entre dans l'ère du faire-faire, mais à des machines.
Flippant & Excitant.
Cette conclusion sera l'introduction du prochain article.
Restez PRO (ou décidez de le devenir aujourd'hui).
Sources mentionnées :
- Article Wait but Why sur l'IA
- Vidéo sur les dark factories en Chine
- L'agent Felix de Nat Eliason
- Abacus, le routeur des LLM
- Minimax, les tokens chinois