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Qui d’autre veut (enfin) améliorer sa productivité avec cette méthode?


Avec vous maintenant, j’ai l’intention d’aborder la définition de la productivité.

Pourquoi? Parce que 95% des gens ne le font pas lorsqu'ils souhaitent améliorer leur productivité. Ce travail initial vous permettra de sélectionner les méthodes et articles d'organisation adaptés à vos besoins. Mais aussi parce que ce terme est très souvent utilisé dans le langage courant et dans les titres des livres qui vous vendent la solution unique:

  • 7 secrets pour booster votre productivité
  • 10 applications gratuites pour être productif au travail
  • Les secrets des millionnaires pour une vie productive.

Ce terme fourre-tout mérite d’être précisé, car je vais souvent l’utiliser. Il mérite d’être précisé, et c’est le moment de vous dire quelque chose que j’ai réalisé il y a quelques années en lisant « L’intelligence sociale » de Karl Albrecht : Le sens des mots provient des gens et non du dictionnaire.

Avant de courir après la productivité, commencez par la définir.


Autrement, comme disait Sénèque:

Il n'est de vent favorable pour celui qui ne sait où il va.

Mark Manson dans son ouvrage « The subtle art of not to give a fuck » parle de l’importance de définir les indicateurs du succès, afin d’éviter de se sentir misérable en fonction des changements de normes sociétales et de ce que l’algorithme Facebook vous montre. Mais surtout, afin d’éviter le zigzag portant le nom très connu « jecommenceunprojetetdèsquunebonneideearrivejechange».

Je vais donc vous proposer dans cet article de définir votre notion de productivité, afin que vous puissiez :

1. La mesurer

2. Réussir à faire le tri dans toutes les techniques (de gourou…) pour être productif… mais qui ne collent pas à votre contexte.

3. Aidez les gens à préciser cette notion... lorsqu'ils l'utilisent.

4. Faire le malin en soirée

Bonus pour les lecteurs assidus: vous découvrirez ma méthode des 4 carrés pour vous poser les bonnes questions lorsque vous souhaitez améliorer intelligemment votre productivité. Mais pour le moment…Jetons un oeil au dictionnaire.


Productivité : Une définition simple (qu’en apparence)


 La productivité, c’est le rapport entre la valeur du résultat (quantitative ou qualitative) et valeur des ressources utilisées pour y parvenir.

Je vends 374.- de produits e-learning en y passant 2 heures 374 / 2 = 187 de productivité Simple en apparence, voyez-vous pourquoi ?

Parce que l’on parle de valeur.

Prenons Marc. Pêcheur ingénieux. Père de famille.

Pour nourrir sa famille, il doit attraper 10 kilos de poissons par jour (ses gamins sont de véritables ogres). Marc passe 4 heures par jour (ressource temps) pour attraper avec 2 cannes à pêche, 10 kilos de poissons (quantité).

Pour lui, le kilo de poisson attrapé / le temps investi est sa définition de la productivité.

Cela lui permet de dire « c’était un bon jour » ou « c’était une journée de merde, j’aurai mieux fait de rester au lit ».

Mais Marc pourrait passer une heure par jour et attraper 50 kilos de poisson… s’il décide de pêcher à la dynamite.

Dans ce cas, son activité risque de ne pas durer très longtemps… car tous les poissons seront tués (les petits qui ne se mangent pas également). Le renouvellement est mis en danger et Marc risque de devoir trouver une autre activité pour nourrir sans famille.

 

 Ce genre de poisson ne permet pas à Marc d'être productif malgré son sourire niais.

 

Conséquence: La productivité s’exprime toujours dans un contexte spécifiqueClick to Tweet

Marc peut augmenter sa productivité en pêchant avec un filet. Les poissons bossent pour lui lorsqu’ils se prennent dans le filet et Marc n’a pas besoin d’être là. Marc est ingénieux, je vous l’avais dit.

Ce temps peut être investi sur d’autres activités (tel que la culture de son jardin, ou l’apprentissage de nouvelles connaissances).


La définition de la productivité varie

 

Elle varie en fonction de la personne, du contexte, d’un marché à l’autre. Donc, quelle définition de la productivité choisir pour vous ? Comment être objectif sur le niveau de votre productivité? Comment réduire la subjectivité de l’évaluation de votre productivité?


1. Définissez le résultat d’une activité

 

 Répondez à la question suivante : Combien de Quoi est-ce que je souhaite obtenir ?

- Je souhaite créer 1 article de blog (quantité)

- Je souhaite créer 1 article de blog selon la check-list « Comment écrire un article sur Organisologie ? » (quantité et qualité).

 

2. Définissez les ressources

 

Répondez à la question suivante: Combien de quoi et avec Combien de quoi?

- Je souhaite chaque semaine créer un (combien) article de blog (quoi) en travaillant 30 minutes (avec combien de quoi) par jour dessus.

Cette notion de base vous permet de définir le rendement normal.

Et vous serez plus productif si : vous écrivez un article de blog en 15 minutes par jour ou 2 articles de blog en passant 30 minutes par jour.


Cette définition de la productivité peut s’appliquer à d’autres domaines :

 

- Préparer 10 gâteaux selon la recette Mircla (vendu à 10.- / pièce) en une heure de travail (qui coûte, tout compris 30.-) = 3.33

Vous serez plus productif si vous créez 12 gâteaux selon la recette en une heure de travail.

Et vous serez un maître pâtissier (ou devrais-je dire… une MACHINE respectée de tous les pâtissiers du monde entier) si vous créez 12 gâteaux selon la recette en 30 minutes de travail.

Mais c’est omettre un élément très important…


Les dangers de la course (aveugle) à la productivité

 

 

Le risque de la course à la productivité est de se concentrer uniquement sur le résultat en ignorant l’humain ou l’outil qui vous permet d’arriver au résultat (dans notre exemple précédent, il s’agissait du pâtissier). Je suis sûr que vous avez des exemples dans votre entourage de personnes qui se sont cramées au travail… oui, c’est de celles-là que je parle.

Stephen R.Covey dans son ouvrage « priorité aux priorités » donne l’exemple de la scie.

Livre priorité aux priorités Stephen R.Covey

​​Si vous devez couper des arbres avec une scie, vous pouvez être très productif sur le court terme dans le cas où :

1. Vous ne gérez pas votre énergie

2. Vous n’aiguisez pas la scie

Mais sur le moyen terme, les risques d’épuisement et les risques de voir la scie se briser grimpent en flèche.

C’est ce que l’on peut voir dans une carrière professionnelle (mal gérée): on est très productif sur le court / moyen terme, mais on n’aiguise pas la scie, on ne prend pas soin de la base qui permet de tenir le rythme sur la durée.

Cette notion de court / moyen terme varie d’un individu à l’autre: certains tolèrent très bien la souffrance et peuvent tenir des années en surrégime… d’autres craquent très rapidement.

Il n’y a pas de règles hormis que la vie est immédiatement plus agréable en alignant les actions à court terme en pensant au long terme.

Ce qu’il faut retenir: lorsque l’on veut aller loin, il est impératif d’intégrer la notion de long terme à la productivité immédiate. Il est impératif de prendre soin de l’outil (ou l’humain, donc vous).

Vous vous demandez si lire des articles à clic « 7 applications pour être instantanément plus productif au travail » ne vous serait pas plus utile…? J’ai longtemps pensé comme vous, mais lisez ce qui suit:

Si vous refusez de pêcher à la dynamite et privilégiez l’utilisation de filets (par exemple), vous pourrez pêcher plus longtemps. Vous vous mettrez moins en danger (imaginez 2 secondes devoir pêcher à la dynamite…)

Vous aurez la possibilité, avec le temps que les filets vous offrent, d’améliorer votre technique, endurance ou force. Vous pourrez développer d’autres techniques, réfléchir à d’autres manières d’atteindre votre objectif (qui est de nourrir votre famille).


La tyrannie du toujours plus ?

 

Vous vous demandez peut-être pourquoi faudrait-il toujours être plus productif ? Est-ce pour faire plus ? Pour gagner plus ? Vous vous demandez si je fais partie de ces personnes qui pensent « work hard » « never give up » ?

Dans les entreprises avec lesquelles je travaille, il est difficilement acceptable de réussir tout en profitant de la vie. Pour faire carrière, il faut souffrir.

Et c’est justement contre cette idée (très ancrée) que je me bats. Certes, je suis passé (et je passerais) par des périodes où il faut travailler dur et serrer les dents. Mais il ne faut pas que la situation s’établisse et devienne votre nouvelle norme.

En gérant l’outil qui vous permet d’atteindre des résultats de manière productive, quelque chose de magique se passe: vous trouvez les solutions pour sortir de la pensée suivante -> travailler dur permet de réussir.

Vous commencerez à voir d’autres possibilités qui vous permettent d’économiser des efforts. Option qui ne se présente pas à soi lorsque l’on court après un train en marche (avez-vous déjà essayé de réfléchir en courant très vite?)


Alors Julien, pourquoi recommandes-tu de définir et améliorer ma productivité?

 

 

Pour ma part, être plus productif sert essentiellement à réaliser le même résultat en moins de temps. Certes, les conseils disponibles sur Organisologie vous permettront également de faire plus et mieux. Qui suis-je pour vous dire « faites ceci et faites cela »?

Quand je dis « être plus productif, c’est bien », je recommande vivement de penser en mode « c’est bien parce que cela me permet d’avoir accès à plus de temps libre». Car cela vous permettra de travailler à augmenter votre marge de manœuvre. Et la marge de manœuvre acquise vous permettra de gagner encore plus de temps (et de l’argent). Je vous vois froncer les sourcils en lisant « marge de manoeuvre »… J’en parle juste ci-dessous:


Qu’est-ce que j’entends par marge de manœuvre ?


  • J’entends l’acquisition de nouvelles compétences.
  • Le développement de votre réseau.
  • L’augmentation de votre visibilité personnelle.
  • La réduction de vos charges récurrentes.

Cette liste est non-exhaustive et j’oublie probablement certaines activités. La marge de manoeuvre vous aidera à réduire la relation de dépendance que vous avez vis-à-vis des gens pour qui vous travailler et du monde dans lequel vous évoluez.

Non, je ne pense pas uniquement aux patrons, mais également à vos clients (si vous êtes entrepreneur). Lorsque votre marge de manœuvre augmente, votre levier pour augmenter votre productivité aussi (j'en parle dans le PDF que je vous propose de télécharger à la fin du chapitre...

Lorsque vous négociez des conditions comme:

- quitter le bureau open space (hallelujah!)

- pouvoir travailler debout (si vous bossez dans un bureau)

- avoir des horaires flexibles

- obtenir une augmentation salariale

- travailler sans réveil… (doux Jésus le rêve)

Votre interlocuteur « sent » que vous avez d’autres possibilités. Vos propos sont pris au sérieux. Lorsque vous avez d’autres possibilités, vous êtes moins stressé et vous tenez plus facilement les engagements visant à augmenter votre productivité. C'est un tout.

Lorsque vous avez du choix dans votre vie, tout est plus facile. S’organiser (que ce soit pour être plus productif ou autre), c’est agir différemment. Et pour pouvoir agir différemment, il faut avoir une certaine marge de manœuvre.

Retenez ceci:

​La productivité = rapport contextuel entre la valeur du résultat et les moyens utilisés.

Pour formuler la définition de votre productivité, répondez à ça: Combien de Quoi et avec Combien de Quoi ?

C’est déjà un très bon début 😉 À présent…


Que direz-vous demain aux gens qui se disent « productifs »?

 

À quoi penserez-vous dès que vous lirez un titre avec le mot productif? Que répondrez-vous à votre client ou patron qui vous pousse à être plus productif?

C’est à vous de trouver la réponse.

Partagez avec nous votre réponse dans les commentaires. En postant votre commentaire, vous pourrez télécharger la méthode (+ check-list) des 4 carrés afin d'améliorer (intelligemment) votre productivité

Productivité: définition

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