ON#1 – Une lettre d’il y a 3 ans… (best of)

 

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Actuellement en engagement la créativité n’est pas au rendez-vous.
J’ai l’impression de vivre des journées de 48 heures… en 24 heures.

Je ressors donc une lettre que j’ai écrit le 29 octobre 2017.

Cela me fait sourire…

À l’époque, 173 personnes ont lu cette lettre… Si vous étiez déjà
là, merci pour votre soutien!

Merci d’être là.

Sur Organisologie, je parle d’organisation individuelle (pour le
moment), de techniques de travail personnelles, de méthodes pour mieux
gérer l’environnement et les technologies qui nous entourent afin
d’avancer plus rapidement et plus simplement dans vos projets perso /
pro.

Pour stimuler vos neurones, j’alimente essentiellement mon cerveau de
livres anglais et je collectionne les premières fois en remettant
régulièrement en question mes pratiques.

Parce que vous souhaitez (peut-être) pouvoir prendre les devants et
avancer à votre rythme, je vous informe sur ce que je suis en train de
lire / faire / penser à travers mes lettres que je vous enverrai tous
les dimanches (jusqu’à ce que cela m’ennuie).

Car parfois pour faire un article, je m’inspire de 4 ouvrages que je ne
résumerais pas un à un.

Mais je vous offre la possibilité de découvrir ses ouvrages de votre
côté, si vous en ressentez le besoin.

Ce que je fais

En ce moment je paie mes galons de capitaine dans les troupes de
sauvetage de l’armée suisse en tant que milicien. Je reviens d’une
semaine d’endurance durant laquelle j’ai dormi en moyenne 2 heures
par nuit (comme dirait David Manise, il est important de fonctionner en
mode éreinté).

Cette semaine composée d’exercices et de déplacements (hélicoptère
et véhicules) m’a fait comprendre quelques éléments:

1. Les déplacements sont source d’imprévus. Plus je me déplace et
plus j’augmente mes risques de voir mes plans changer. Que ce soit
pour une compagnie de sauvetage (de 180 personnes) ou un individu qui va
l’imprimante et qui se fait arrêter au passage pas son boss.

2. Plus vous avez du pouvoir / des responsabilités dans un système et
plus le moment à laquelle une information est délivrée est important.

Plus un oubli d’information peut causer des problèmes importants (à
ce sujet, le livre “When – The art of perfect timing” de Stuart Albert
peut vous intéresser, mais il est un peu ennuyeux à lire ;)).

Conséquences: plus vous avez des responsabilités et plus votre temps
passé à vous organiser augmente.

Vouloir simplifier ce qui est complexe est normal pour notre cerveau
(voir la carte des biais cognitifs sur Wikipédia ou lire le livre
“Thinking fast and slow” de Daniel Kahneman), mais parfois, il est
important de savoir s’orienter dans cette complexité et arrêter de
«kisser» tout ce qui vous entoure.

Vous vous demandez ce que j’entends par “kisser”?

Un dérivé de l’acronyme K.I.S.S pour Keep It Simple and Smart
transformé en verbe.

Parfois le “garder simple et malin” n’est pas la meilleure des options
à prendre. Parfois, il faut avoir le courage d’embrasser la complexité
et de s’y plonger dedans.

Ce que je lis

1. Destructive Goal Pursuit

Christopher Kayes s’attaque à un mythe presque aussi grand que le
mont Everest: avoir un objectif ambitieux et spécifique peut être
moins efficace que de simplement « faire de son mieux ».

Cela rejoint beaucoup ce que dit Scott Adams dans son livre « How to
fail at almost everything and still win big » quand il affirme que les
perdants ont des objectifs et les gagnants des processus / systèmes.

Les inconvénients d’avoir des objectifs:

1. Difficulté à se désengager
2. Limitation dans l’apprentissage
3. Augmentation de la prise de risque

Au passage il prend comme exemple une expédition sur le mont Everest
qui a mal tourné (plusieurs morts), Mais Christopher ne vous laisse pas
là, car il vous donne les indicateurs à respecter (un peu comme le
voyant lumineux qui vous dit que vous êtes presque à court
d’essence)

2. Fooled by Randomness

Nassim Nicholas Taleb signe ici un livre qui nécessite de la
concentration (donc, évite de le lire dans le bus / métro) et un
niveau d’anglais relativement bon.

Il vous parlera des probabilités, du facteur chance dans la vie et dans
la bourse. Il donne des exemples pertinents sur la manière dont nous
sommes biaisés par la mise en avant de ceux qui réussissent.

Steve Jobs, Barack Obama, Roger Federer, Eminem et peut-être Conor
McGregor vous diront qu’il faut avoir des objectifs, une vision,
prendre des risques et persévérer dans la vie (et tous les blogueurs
qui ne font pas leur devoirs répéteront la même chose…)

Mais combien de sans-abri, de suicidés et dépressifs auront suivis
aveuglément les mêmes conseils sans rencontrer les mêmes résultats?

Le truc, c’est que tous ceux-là, on n’en parle pas. Parce qu’ils
sont trop nombreux et que leurs vies n’intéressent personne. Et je
pense que les réseaux sociaux ont leur part de responsabilité
là-dedans 😉

Perso j’adore Roger Federer, mais je trouve qu’il serait encore plus
intéressant de s’intéresser au 30e du classement ATP qui n’arrivera
jamais à être premier. Le gars que l’on ne voit pas. Je me demande
même s’il peut gagner sa vie avec son sport?

Bref, Fooled by randomness est livre intense qui change pas mal ma
manière de voir le monde. Il donne aussi de très bons exemples avec la
roulette russe 😉

À quoi je pense

Je pense, à me couper ma barbe, me faire une moustache et à ma
prochaine conférence qui aura lieu à Neuchâtel à l’HE ARC. C’est
malheureusement une conférence fermée au public, mais qui sera
filmée.

Si je ne raconte pas trop de conneries alors je publierais cette vidéo
sur le site.

Je pense à me remettre sérieusement à une alimentation saine et je
rêve de pouvoir resoulever des kettlebells, car de ce côté,
l’armée ce n’est pas le top.

Je pense à m’inscrire au module deux IGB sur l’approche systémique
et à acheter de l’or.

Je pense au prochain bivouac qui se déroulera sur plusieurs jours dans
un environnement enneigé et à faire du rucking (marcher avec du poids
dans un sac)

Je pense à m’acheter un dumb phone et trouver un fonctionnement pour
gérer les réseaux sociaux et mon attention. Merci pour votre
attention!

J.

PS: Sur Organisologie j’applique un conseil simple « Commencer avant
d’être bon », je ne sais pas où cela me mènera, mais j’aime le
chemin.

Comme vous le savez, je n’ai pas (encore) de slogan et le cadre de
l’Organisologie n’est pas encore clairement identifié.

Comme Cal Newport en parle dans son livre « So good they can’t ignore
you » pour apporter un avancement considérable dans une thématique,
il est important d’avancer dans cette thématique suffisamment loin
pour percevoir les limites qui ont déjà été atteintes par d’autres
pour ensuite apporter quelque chose de nouveau.

Et je ne le fais pas seul, je le fais grâce à vous et vos messages de
soutien.

 

 

Julien l’Organisologue.

Mon moto: d’abord faire fonctionner, puis améliorer.

Organisologie, Rue Saint nicolas 12, 2000 Neuchâtel, Suisse

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