L’éducation selon Xénophon

Cet e-mail a été envoyé le 17 septembre 2021. Cliquez ici pour rejoindre la liste de lecteurs.

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Aujourd'hui... on va parler d'éducation hors-norme.

C'est un e-mail qui comporte des jurons.

Si vous vous transpirez en voyant le mot salaud...

...alors n'allez pas plus loin.

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Xénophon est un historien, philosophe et chef militaire de la Grèce antique né à Erchia près d'Athènes vers 430 av. J.-C. et mort vers 355 av. J.-C

(Être chef militaire à l'époque et vivre 75 ans... Je vous laisse tirer vos conclusions.)

Ce qui m'intéresse, c'est son idée de l'éducation.

Une éducation qui implique de l'action et pas uniquement de la masturbation cérébrale.

L'enfant est confié à des eunuques (en raison de leur vertu) qui lui apprennent à monter à cheval et chasser (dès l'âge de 7 ans).

Ensuite ?

À 14 ans, l'enfant est déposé entre les mains de 4 hommes : le plus sage, le plus juste, le plus tempérant et le plus vaillant.

  • Le premier lui apprenait la religion.
  • Le deuxième à être toujours véritable (être honnête)
  • Le troisième à maîtriser ses désirs.
  • Le quatrième à ne rien craindre (être courageux).
La religion ne m'intéresse pas (bien que je me considère comme spirituel), donc je ne vais pas m'étaler.

En revanche, si je venais à éduquer un enfant, je lui apprendrais aussi l'honnêteté.

L'honnêteté radicale sans la méchanceté. Cela s'apprend. Cela permet de gagner un maximum d'énergie, de temps et d'éviter bien des ennuis.

Certes... cela fait rarement partie des trucs et astuces pour gagner du temps.

L'honnêteté radicale, j'ai commencé à la pratiquer en lisant deux livres : 12 rules of life de Jordan Peterson et Principles de Ray Dalio.

Deux livres que je vous recommande.

Xénophon l'avait sûrement compris :

Quand on est honnête, on ne ment pas.

Les relations que l'on crée sont saines et sans drama. On n'a pas besoin de se rappeler ce que l'on avait dit ou pas dit.

D'un coup, plutôt que de créer un personnage fictif qui nécessite beaucoup de ressources à être entretenu... on se concentre à devenir vraiment meilleur.

Fini les "comment être riche avec les bitcoins" et les filtres Instagram pour avoir des likes et se sentir considéré.

Plus de bobards pour se sentir bien sur le court terme (et se détruire sur le long terme).

D'un coup, on se regarde et on se dit "mon gars, y'a du job, mais je peux enfin travailler sur qui je suis vraiment".

À l'époque, cela m'avait fait un bien fou.

Ah... et la maîtrise des désirs.

Est riche celui qui maîtrise ses désirs.

Classique.

Il y a tellement à dire autour de ce sujet ancestral et intimement lié à notre condition humaine... et là encore, les effets positifs sur l'organisation sont faramineux.

  • Combien de gens s'agitent toute leur vie pour obtenir l'approbation des autres (un désir) ?
  • Combien de gens engagent des ressources monstrueuses pour un nom sur une carte de visite ?
  • Un chiffre sur un compte en banque ?
Je ne dis pas que c'est mal.

Je dis juste que les désirs sont comme l'horizon, insaisissables.

Dès que vous avez le cul posé dans votre Ferrari, vous lorgnez votre pote qui a le cul posé dans une Ferrari et qui a un jet privé.

J'ai eu la chance de découvrir une citation qui m'avait bouleversé : protégez ce que l'argent ne peut pas acheter.

C'est aussi dans cette période que j'ai découvert un livre que je vous recommande (et que je lis chaque année) : A guide for a good life, de William B. Irvine.

Ce livre à lui seul mérite d'apprendre l'anglais. Cela vous permettra aussi de dévorer (chaque année) How I found Freedom in an unfree world.

Pour terminer le courage...

Le courage m'a toujours inspiré.

Je pensais que pour avoir du courage il fallait sauter depuis des ponts, depuis des avions et faire des trucs de "mec".

Après avoir sauté depuis des ponts, depuis des avions... j'ai réalisé que le courage ce n'était pas ça.

Je réalise que le vrai courage est une valeur fondamentale.

Sans elle, vous ne pouvez pas maîtriser vos désirs ni être honnête.

Ni dire "Patron, tu es un gros con. Je me casse de ta boîte de merde".

Sans courage, vous ne pouvez pas dire "je quitte Instagram".

Sans courage, vous ne pouvez pas dire "j'arrête l'alcool, peu importe ce que disent mes meilleurs potes".

Sans courage, vous ne pouvez pas gueuler dans le métro quand un connard sans couilles commence à vous toucher.

Sans courage, vous ne pouvez pas vous exprimer librement.

Pire encore... sans courage, vous ne pouvez pas écouter avec respect une personne qui n'est pas de votre avis

Sans courage, on coupe la parole.

Parce qu'on a peur... (mais évidemment, on n'a pas le courage de l'admettre).

Vraiment écouter une personne qui n'est pas de votre avis, sans lui couper la parole, c'est prendre le risque de changer d'avis.

Vous l'avez deviné, le courage n'a pas besoin d'être bruyant et visible.

Cela commence aujourd'hui dans vos petites actions du quotidien.

Julien
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