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J’ai testé pour vous: My Effectivness


Dans ce premier test, je vous propose un outil destiné à ceux qui ont adoré le livre « Priorité aux priorités ». Si vous ne connaissez pas le livre, pas de soucis, je partage les principaux éléments dans les lignes qui suivent.


Cette application s’intitule My Effectivness.


Elle est uniquement disponible sur Android.

Avant d’aller plus loin, je tiens à expliquer que je ne suis pas un fan des applications pour m’aider à mieux m’organiser. Pourquoi? Parce qu’elles sont hébergées sur des systèmes par défaut distrayant. Il m’arrive régulièrement d’aller consulter une activité à faire et de terminer sur mes emails ou linkedin.

Je préfère donc le bon vieux crayon et calepin. Le directeur d’Evernote le dit d’ailleurs très bien dans un interview du temps (je ne me souviens plus de la date). Notre plus grand concurrent reste le crayon et le papier.

Néanmoins, je suis également de l’avis qu’il ne faut pas se reposer sur ses acquis et outils. Je mets un point d’honneur à tester ce qui me semble pertinent afin de continuellement trouver des outils qui correspondent à mes besoins.


My Effectivness: écran d’accueil


Sur l’écran d’accueil de l’application My Effectivness (MYE à présent dans le texte), vous trouverez 6 onglets principaux.


My effectivness


1. Ma mission


Dans cet onglet vous pourrez inscrire ce pour quoi vous vous levez et faites ce que vous faites. La mission fonctionne comme un phare qui guide le capitaine d’un navire. C’est une direction générale vers laquelle vous tendez.

Si vous n’aimez pas ce que vous faites (en ce moment), cela ne vous excuse pas de définir une mission. Durant des années je n’ai pas vraiment aimé mon travail, mais il me permettait d’atteindre ce que je voulais faire de ma vie.

Dans l’article 8 Techniques pour avoir de l’énergie (en utilisant différemment votre cerveau), j’explique qu’il est important de se souvenir POUR QUOI vous faites ce que vous faites. Ce n’est pas Viktor Frankl, neurologue autrichien ayant fait 4 camps de concentration (en survivant) qui me dira le contraire…

Et encore moins Friedrich Nietzsche qui dit:

« Celui qui a un pourquoi suffisamment fort, peut supporter n’importe quel comment »

Vous remémorer votre mission est également un bon moyen de résister aux tentations et distractions quotidiennes. Vous savez, l’ami qui vous appelle un samedi après-midi en vous disant « Hey, il y a l’anniversaire de Caroline et elle aimerait trop que tu viennes… »

Alors que vous êtes en train de bosser sur vos cours ou sur la sortie d’un produit.


2. Ma zone d’influence


Ma zone d’influence

Cet onglet vous permet d’inscrire ce qui fait partie (ou non) de votre zone d’influence. Car il n’y a rien de pire que de s’acharner sur quelque chose qui ne peut être changé. Cela rend malheureux.


Un exemple: lorsqu’un proche décède, pensez-vous à gueuler pour qu’il se réveille? Non. Parce qu’on sait que cela n’est pas possible. Ce n’est pas dans notre zone d’influence.


C’est un exemple un peu glauque (désolé pour les émotions négatives), mais c’est un exemple clair.  Voyons un exemple qui l’est moins… comme le fait de vouloir faire changer les gens.


Un exercice intéressant lors vous êtes confus, inscrivez les différents éléments qui vous tracassent en fonction de votre influence. J’en parle également dans cet article.


3. Mes rôles


Stephen R.Covey parle des rôles comme une manière d’y voir plus clair dans votre vie. Une manière de segmenter clairement votre vie et quotidien. Les rôles sont les différentes identités qui composent votre journée. Certes vous ne changez pas, mais votre comportement s’adapte en fonction de différents rôles justement.


Pour ma part, j’ai le rôle de citoyen suisse, le rôle de l’Organisologue, le rôle de coordinateur SMI, le rôle d’ami / membre de famille.


Pour chaque rôle, vous pouvez définir un ou plusieurs objectifs.


Stephen R Covey mes rôles


4. Priorité aux priorités


Ce quatrième onglet en forme de fenêtre à 4 carreaux vous permet de classer vos tâches par degré d’importance et d’urgence.


Certes, la matrice d’Eisenhower est simple qu’en apparence. Mais cet onglet à le mérite de vous faire réfléchir sur l’utilité d’une tâche.


Matrice priorité aux priorités

À noter que les tâches urgentes et non importantes viendront rarement s’inscrire dans un smartphone. C’est surtout une matrice à utiliser lorsque vous ne savez pas mettre de priorités sur une liste de tâche par exemple.


Point intéressant: lorsque vous créez un objectif, une tâche ou une check-list, en bas de l’écran s’affiche une barre avec 4 couleurs. Ces 4 couleurs vous permettent d’attribuer rapidement une classification en fonction des catégories suivantes:


1. Urgent / important (à faire de suite)

2. Urgent / non important (à repousser ou déléguer)

3. Important / non urgent (à planifier et se concentrer tous les matins sur ces activités avant les activités des autres)

4. Non important / non urgent -> à réduire au maximum (mais à conserver comme récompense…)

Le logo de cet onglet me fait directement penser à la matrice d’Eisenhower.Vous n’avez donc pas besoin d’être dans l’onglet « Priorité aux priorités» pour vous souvenir du concept (urgent / important).


5. Agenda hebdomadaire


Pas de grande surprise. Cet onglet vous permet de visualiser la semaine à venir (par journée, vous ne pouvez pas visualiser toute la semaine sur l’écran) avec les différentes actions et les différents objectifs liés.


Onglet semaine my effectivness

Un bouton (+) vous permet d’ajouter une action, une liste à cocher (check-list) voir un nouveau projet.


Lorsque vous ajoutez une action, vous pouvez attacher celle-ci à un objectif, lui donner un nom, des informations complémentaires et décider de la récurrence de celle-ci (tous les jours, tous les jours jusqu’à ce qu’elle soit réalisée, et inscrire un rappel).


6. Le dernier onglet vous permet d’inscrire vos idées et notes.


Intéressant lorsque vous rencontrez beaucoup de monde ou que vous devez saisir des idées au vol.


Noter vos idées au fur et à mesure de vos journées est une bonne manière de garder votre cerveau frais et disponible pour les tâches qui nécessitent des ressources mentales. Je le fais dans un calepin moleskine A6 que j’ai transformé en porte-monnaie, mais vous pouvez très bien utiliser MYE.


Suivant le modèle de votre smartphone, vous pourrez parler à votre smartphone pour y laisser vos idées. Pratique lorsque l’on conduit, cuisine, soulève des kettlebells et que l’on se balade en ville. Les gens vous regardent un peu bizarrement (en tout cas en Suisse) mais sinon tout baigne.


J’utilise souvent cette fonctionnalité la nuit lorsque je me réveille avec pas mal d’idées.


C’est assez marrant à écouter le lendemain.


Séance de travail (workodoro)


Une barre vous permet de lancer un chronomètre pour fragmenter votre temps de travail.


Sympa, mais pas très pratique surtout si votre cerveau est un peu addict au smartphone.


La durée initiale est de 25 minutes. Car il paraît que des études ont démontré que notre cerveau fonctionne bien durant 25 minutes (mais d’où provient cette durée…? Ismaël tente de trouver la source dans cet article…) Ensuite il faut une pause. Bon… cela fait 2 heures que je bosse et j’ai une journée de travail derrière moi (et ça va plutôt bien).


Certes j’ai pris des pauses, mais je vous dis ceci pour vous rappeler que nous sommes tous différents. Cal Newport explique qu’avec de l’entrainement, il est possible de bosser intensivement durant 2, 3 voir 4 heures. Avant de prendre la première pause. Et je le crois. Lorsque je suis concentré, vraiment concentré, le temps passe très rapidement et le bout de mes doigts devient froid (car j’en oublie de respirer ;))


Travailler avec Workodoro ne désactive pas les notifications, ne bloque pas votre mobile ou autre (comme pourrait le faire l’application Cold Turkey). Il faudra vous fier à votre volonté… et celle-ci n’est pas vraiment fiable. Surtout en fin de journée.


Je n’utiliserai donc pas cette technique pour me dire quand travailler ni combien de temps. Pour moi, tant que vous êtes dans le flow et que votre smartphone est en mode avion et hors de vue / portée de main, alors continuez d’avancer.


En résumé…

J’aime:


– Traduction française ok.

– La clarté de l’écran d’accueil

– L’adaptation du livre « Priorité aux priorités » de Stephen R. Covey plutôt réussie

– Les onglets “ma zone d’influence” et “priorité aux priorités” qui fonctionnent comme rappels. Il n’est même pas nécessaire de les ouvrir pour recadrer nos pensées.

– Les nombreuses options de récurrence jusqu’au moment où la tâche est réalisée

– La possibilité de régler la durée du Workodoro


À améliorer (si le développeur passe par ici )


– Très rapidement on se retrouve avec beaucoup d’objectifs (si vous avez 4 rôles, avec un objectif par rôle.…). On peut vite se sentir dépassé.

– L’Agenda hebdomadaire ne permet pas une visualisation de la semaine. Soit on visualise la journée, soit le mois. Stephen R. Covey ne serait pas content… car il le dit très bien dans son livre “priorité aux priorités”, utiliser un agenda à la journée, c’est comme se balader en ville avec des jumelles. On ne voit rien venir, on a une vision tunnel.

– L’ajout de priorité aux actions depuis l’action elle-même (je n’ai rien compris)

Ai-je croché?

Non. Mais je suis difficile.

Vais-je la garder sur mon smartphone?

Non.


Qui peut profiter cette application?


Une personne qui veut y voir plus clair dans sa vie et qui est déjà habituée à travailler avec des applications. Si vous souhaitez une application qui vous pousse à rester concentré sur un ou deux objectifs, je ne vous la recommande pas. Celle-ci vous mettrait des bâtons dans les roues (trop dense).

Connaissez-vous cette application?

Êtes-vous d’accord? N’êtes-vous pas d’accord? Donnez votre avis et échangeons.

Merci pour votre attention (celle-ci est précieuse, ne la donnez pas à n’importe qui).

J.

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